Big Data le marche du big data is beautiful

Big Data : le marché du « big » is beautiful

Le « Big Data » est devenu un mot à la mode  et bien souvent dans mes interventions sur l’innovation et le Digital, il m’est demandé d ‘approfondir ce mot-valise qui résonne digital et problématique d’entreprise 2.0.

D’abord, on doit dire « les » big data puisqu’il s’agit littéralement  « des grosses données ». En fait derrière  ce « big » se cache l’arrivée d’un flux exponentiel qu’on peut caractériser par une série de  V : Volume, Vitesse, Variété, Valeur…

Le Volume résulte bien sûr du nombre gigantesque de données qui circulent en permanence sur l’ensemble des réseaux numériques dans le monde entier : données publiques, privées, issues de nos échanges de mail, SMS, des réseaux sociaux… Ces volumes exponentiels se comptent aujourd’hui non plus en petaoctets (10 puissance 15 octets), ni même en exaoctets (10 puissance 18 octets) mais en zettaoctets (10 puissance 21 octets)…

Et quand on imagine qu’un petaoctet représente l’équivalent de deux milliards de photos de résolution moyenne ! Le stockage et la sécurisation de ces données sont évidemment les problèmes majeurs… Et le cloud computing, le stockage dans le  fameux « nuage » est une des solutions avec des « data centers » spécialisés.

Big Data le marche du big data is beautiful

La Vitesse est en accélération permanente, car les données s’accumulent de seconde en seconde  raccourcissant le délai d’analyse et allongeant le temps nécessaire à la prise de connaissance de toutes ces données instantanées… Imaginons que pour voir toutes les vidéos postées sur Youtube il faudrait une vie de 600 ans sans dormir !

La Variété des données est une nouvelle réalité aussi car elles sont issues de sources les plus variées : chaque individu devient un créateur de contenus avec ses mails, SMS, transfert de photos, de musique, de vidéos, les échanges sur les réseaux sociaux, les messageries instantanées. Les datas proviennent aussi des 15 milliards d’objets connectés dont le nombre est aussi exponentiel.

Quant à la Valeur, elle réside dans la capacité d’analyse de ces milliards données. Toute la société est concernée et l’analyse de ces données représente des enjeux économiques et sociaux considérables dont on découvre de nouveaux potentiels chaque jour. Aujourd’hui tous les champs d’analyse sont concernés mais ceux qui en ont déjà fait leur priorité sont une meilleure connaissance des clients et des marchés, la science par une accumulation de connaissances impossible jusqu’alors…

Ce domaine du big data devient un vrai marché à lui même :en stockage, sécurisation , analyse… Et l’un des métiers considéré aujourd’hui comme « le plus sexy » par la Harvard Business Review est celui de « data Scientist »… et si « Big devenait « beautiful » ?

avec le digital - expansion

Avec le Digital, l’exigence client va au-delà de l’expérience de vente pour s’ancrer dans la RSE

Selon une enquête de l’Institut Viavoice (février 2016), les Français réclameraient une plus grande transparence sur les activités commerciales et fiscales de Google, Facebook et Uber. En effet « 70% des sondés estiment « choquants » le fait que certaines majors du numérique ne payent pas ou peu d’impôt en France ».

Un effet logique quand le contribuable est lui même taxé sans aucun échappatoire possible et que sont publiés les taux d’imposition de ces géants, du service, premières capitalisation boursières mondiales. Par exemple , et pour ne citer que celui-ci, selon la BBC, « Apple ne payerait que 2% d’impôts sur ses bénéfices réalisés en dehors des États-Unis… ».

avec le digital - expansion

Et l’expérience client aussi excellente soit-elle n’est pas suffisante. Sans vouloir jouer la moralisation, il y a le constat objectif d’un consommateur attiré par une excellence service sans comparaison (ou presque) qui est dans le même temps un citoyen redevable de ses impôts au centime près.

Si les vertus d’Uber sont reconnues pour la qualité de son service une grande partie de l’opinion a adhéré à la plainte des chauffeurs de taxis (sans pour autant adhérer aux méthodes pour se défendre) de cette injustice à payer leur « plaque » qui n’est qu’une taxe supplémentaire …

Cette attention à la responsabilité sociale d’entreprise  s’adresse d’ailleurs tant aux grands du GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qu’à des entreprises tricolores champions de la nouvelle économie du numérique (Leboncoin, Blablacar…).

Ainsi je serais tentée de rêver que ces géants de l’innovation service (et qui n’a pas vécu la magie du service Amazon ou Uber ?) réunissent leur force de créativité pour inventer la nouvelle économie, pour créer non seulement de nouveaux produits et de nouveaux usages mais aussi pour inventer les règles du nouvel ordre économique et social.

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Evolution et optimisation de la relations entre grands groupes & start ups

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Le Club des Directeurs de l’Innovation du 18 février 2016, réuni au Bastille Design Center, était consacré aux relations entre grands groupe et start ups. Marc Giget, directeur de l’IESCI (Institut Européen des Stratégies Créatives ) a ouvert l’après-midi de réflexion et d’échanges sur cette tendance du « small is beautiful » par une analyse nourrie d’études de référence (Nesta, Accenture…) les plus récentes sur le sujet.

L’accueil de start ups au sein des grands groupes : un phénomène récent en pleine croissance

Phénomène récent qui remonte à peine à une dizaine d’années la majorité des incubateurs est aujourd’hui externes, adossés à des universités ou des villes. Ces structures d’accueil hors entreprises  sont des structures commerciales ou ONG soutenues par les entreprises et la région ou la ville : 270 en Europe dont moitié financées par la ville qui les accueille.

Une 20aine de villes ont pris le lead: Palo Alto, Tel Aviv, NYC, Londres, Berlin… Paris y est en assez bonne place avec le  NUMA qui  est un succès en terme d’image et de notoriété, soutenu par la ville de Paris, Orange, Google…

Mais on peut dire que au-delà des résultats objectifs la start up est devenue un vrai modèle, un mythe au delà du raisonnable…on constate un phénomène de fascination pour le « small is beautiful »  et qui est  contagieux pour l’entreprise; le phénomène des « corporate accelerators » commence donc à émerger également.

En Europe on  dénombre 185 accélérateurs dont 116 en Allemagne …une avance qu’on peut imputer au développement des PME/PMI et ETI. Aujourd’hui on voit se créer des accélérateurs d’entreprise  principalement dans les services et le secteur financier (Orange Fab, Barclays…) mais l’industrie y arrive aussi (Airbus, Total…).

Et si le CAC 40 compte en ce début 2016 38 directeurs de l’Innovation  la moitié aura un incubateur à fin 2016.

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Pourquoi ce rapprochement ? les intérêts réciproques

Ce rapprochement start-up et grande entreprise peut prendre différentes formes et répondre à des finalités différentes aussi.

L’intrapeuneurship pour les grandes entreprises en est la motivation première : pour développer des projets par l’open innovation, accélérer leur mise en oeuvre.

Selon Accenture Research, « 75% des start-upers travaillaient en grande entreprise  et ont préféré créer une start-up pour développer leur idée ». L’agilité est clé dans le phénomène de création ou d’intégration des start ups.

Manager en mode start up c’est manager l’agilité

Pour les start-ups cet adossement a de nombreux avantages : entrer dans le marché, récupérer du cash, se faire accompagner pour le business plan, enrichir le branding pour gagner en légitimité et favoriser les grosses levées de fond… Bénéficier du mentoring d’experts maison…

Aujourd’hui près de la moitié  des start-ups établies (47%) ont un partenariat avec un grand groupe.

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Optimisation de la relation aux start ups et enjeux stratégiques

Les conclusions issues de l’ étude Nesta, fondation anglaise non commerciale, résultent  de l’analyse de 12 retours d’expérience (BMW, BNP…) mettant en évidence la variété des modèles d’incubateurs d’entreprise.

Généralement les entreprises  proposent des espaces de co-working, des challenges et des  accompagnements type mentoring pour les start ups.

Mais elles ne sont pas obligées d’accueillir les start-ups  dans leurs locaux pour travailler avec elles. Par exemple, Procter & Gamble conclut un partenariat et fonctionne ensuite en co-développement…

Les start-ups faisant rajeunir la corporate structure  certaines utilisent ce rapprochement comme mode de rajeunissement interne :« Microsoft se shoote régulièrement à la start-up ! C’est du sang neuf ! »

L’absorption régulière de start-ups  fait partie intégrante du fonctionnement d’entreprises comme  Microsoft ,ou Android. Ce dernier a mis au point le produit du même nom en avalant une 30ne de start-ups …

Mais cela demande une dynamique d’intégration particulière pour éviter le phénomène de la « poignée d’eau ».

Google par exemple a cette abilité à savoir absorber pour transformer l’investissement en fonctionnement interne. Mais les acquisitions de start ups ne sauveront certainement pas Yahoo

Témoignage de Bertrand Miserey, maire adjoint du Village Crédit Agricole, venu présenter le lieu dédié au business et à l’innovation par les start ups. Sur 950 candidats, 90 start-ups ont été sélectionnées. A fin 2015  les start-ups ont levé pour 400 M d’euros avec par exemple TellMePlus plus de 40 ME à elle seule et un contrat majeur avec LVMH. Le développement national va s’adosser sur les 39 caisses régionales pour ouvrir des caisses régionales.

A l’international, ce sont des bureaux de représentations dans les pays qui intéressent les start-ups hébergées qui vont être créés pour les aider à  trouver leur  marché et les  accompagner gratuitement.

Quand les start up arrivent à maturité (2 ans maximum) elles entrent  dans le réseau des anciens,lers  « alumni », et auront des locaux dans les pays…

Par ailleurs le Village accueille des Think Tanks, entre partenaires de grands groupes, qui viennent se faire challenger par des start-ups et créer des start-ups sœurs avec le village

Le Village est aussi un lieu d’acculturation des collaborateurs; ils ont à se soumettre à l’exercice du pitch inversé pour éviter de transformer le Village en zoo d’innovateurs …et en échange il est demandé aux start upers de témoigner sur :

« Raconte nous ta vie et dis nous comment tu fais en 10 jours ce qu’on ferait en 800 ! »

Yann Jaffré, head of open innovation lab, l’Atelier BNP Paribas est venu présenter la stratégie d’incubation en matière de FINTECH et INSURTECH pour le groupe.

Il s’agit plutot d’un modèle d’un accélérateur de projets par l’open innovation qu’un accélérateur de start-ups.

Les start-ups sont intégrées pour une mise en relation avec notre réseau et accélérer  l’open innovation. Pour les ETI ou les grandes entreprises on fonctionne plutot en appel à candidatures à l’international et le rôle est de faire du « mash-making » pour trouver la start-up la plus adaptée au problème. Le taux de sélection est de 3%: 8 start-ups ont été sélectionnées, 7 hébergées dans l’accélérateur.

Une collaboration est organisée pour l’ accélération de la start-ups et ses besoins de se renforcer sur le marketing, le Business model… Puis il y a une  2ème étape de collaboration avec un Business mentor pour la  proof of concept.

Aujourd’hui a été lancé un appel à candidature pour le niveau 2( Invivo, Cemoi, JC Decaux, Geopost…) et donc 5 semaines pour trouver des start-ups qui répondent à ces enjeux . Un modèle est en cours de test consistant à financer des start-ups jusqu’à 100 000 euros.

Bpifrance accompagne les PME et ETI vers le big data

Bpifrance accompagne les PME et ETI vers le big data… Rencontre dans son Hub le 3 novembre

Après avoir travaillé les start-ups en leur donnant les moyens d’innover, Bpifrance se lance dans l’accompagnement des PME. Pour qui n’as pas assisté au BIG, la grande journée Innovation de juin dernier qui a réuni 15 000 acteurs de l’innovation, ne peut imaginer ce que signifie mettre les petites assiettes dans les grandes ! Aujourd’hui c’est au tour des PME et des ETI (c’est à dire moins de 250 salariés) et ce ne sont pas moins que 100 000 entreprises qui sont visées.

Bpifrance accompagne les PME et ETI vers le big data

Au cours de la journée du 3 novembre 130 chefs d’entreprise se retrouveront dans le Hub de la banque pour partager leurs meilleures pratiques.

« Une étude réalisée par BPI montre que » qu’une PME utilisant des outils d’analyse des données peut doubler son chiffre d’affaires et atteindre des taux de marges de 20 à 40% supérieurs à ceux de concurrent qui ne les utilise pas. » déclare Paul-François Fournier ,directeur exécutif de l’innovation de Bpifrance.  A cette occasion les 120 chargés d’affaires innovation vont être mobilisés sur le terrain pour créer des diagnostics flash et accompagner la conversion au numérique des PME.

Un objectif majeur de Bpifrance pour 2016 qui va voir son budget innovation atteindre les 1,4 milliards d’euros.

A vos listes au pere noel

A vos listes au Père-Noël sur votre mobile !

D’après Adobe aux Etats-Unis plus de la moitié des visites de site de commerce en ligne se feront depuis un terminal mobile pour les courses de Noël. En effet le smartphone et la tablette sont en train de gagner du terrain sur les achats en ligne. Au Japon c’est même plus de 50% des achats en ligne qui se font sur smartphone d’après une étude Critéo. Et toujours d’après cette étude le Japon est suivi par la Corée du Sud et le Royaume Uni.

A vos listes au pere noel

Ce mode de consultation favorise les gros de l’e commerce comme Amazon qui ont les moyens de développer des applications attractives et efficaces sur lesquelles les consommateurs surfent par plaisir (« lèche-vitrine » dans un fauteuil). Pour chercher un produit une étude Bloomreach montre que « 44% passent directement par le leader du commerce en ligne, contre 34% par les moteurs de recherche traditionnels ».

Et ce leadership ne pourra qu’être confirmé dés qu’Amazon aura pu installer le bouton « pay with Amazon » sur les sites marchands…ainsi il n’y aura plus besoin de créer des comptes clients, ni retaper son numéro de carte et ses identifiants…l’achat pourra se faire en un seul click …ce qui permettra de faire sauter les dernières réticences et devrait faire exploser les achats en ligne sur smartphone.

Par rapport aux autres marchés matures, d’après Critéo, la France est à la traîne avec seulement un achat sur 4 réalisé par smartphone …mais il semblerait que la courbe soit en nette amélioration ! Cadeau du Père-Noël ?

Uberisation Innovation

L’« ubérisation » ? Une mode ? Non, au contraire une lame de fond !

S’appuyant sur l’Observatoire des Français, Sociovision, la Revue Influencia vient de  publier un article synthétique sur les 5 tendances qui éclairent le succès de  lUberisation de la société française.

1. les Français sont de plus en plus impatients

Avec 54% d’entre eux qui avouent « être sans cesse à la recherche de moyens pour gagner du temps » et malgré l’aspect humain avoir  adopté à 55% les « caisses automatiques »… Le rapport au temps s’accélère, l’impatience aussi et donc l’exigence de services qui font gagner du temps.

2. Les Français sont de plus en plus francs-tireurs

Avec l’augmentation de l’incertitude économique, l’individualisme qui caractérise les Français s’est accentué et entraîne une méfiance de la collectivité et un ton irrévérencieux ; cet état d’esprit qui se révèle dans 61% de Français que pour réussir il faut savoir « trouver des combines » (ils étaient 42% en 1997) trouve sa concrétisation dans Uber.

Uberisation Digitale

3. Les Français exigent de plus en plus de respect et de transparence

Si aujourd’hui 62% des Français placent « respect » devant celui de « liberté »,c’est que le besoin d’être considéré et écouté est devenu essentiel… la propreté des taxis et l’esprit de service des chauffeurs est complètement dans cette tendance.

4. Les Français sont de plus en plus favorables aux circuits courts

Se passer d’intermédiaires, payer moins cher, adopter les circuits courts, c’est une tendance qui s’applique à tous les secteurs , et dont Uber a su tirer partie avec ses options de service direct et de frais réduits.

5. Uberisation = free-lancisation

L’image des « entrepreneurs » et du « freelance » qui s’assume est en train de gagner dans les esprits même des Français, où la libre entreprise n’a pas eu toujours bonne presse. Aujourd’hui 71% penseraient que c’est une bonne chose de se mettre à son compte… L’innovation selon Uber, y compris en marge des règles commence à être un fait mieux admis dans notre société très réglementée…

Amis innovateurs et entrepreneurs, nous pouvons y aller !

L’océan : une ressource infinie d’innovation

Les 8èmes Rencontres Nationales du Club des Directeurs de l’innovation qui se sont tenues les 16 et 17 juin à la Maison des Océans à Paris étaient consacrées aux « Innovations Globales et Universelles », « aux innovations qui apportent valeur et progrès » pour reprendre Marc Giget, fondateur et président de ce RDV annuel devenu incontournable pour les innovateurs.

Ces 2 journées ponctuées par la remise des Hermès, divinité symbole du commerce et donc de l’agilité et du business, ont vu plus de 600 participants et balayé tous les secteurs de l’innovation.

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Pour ma part j’ai pris grand plaisir à animer la table ronde consacrée aux Océans et je n’ai évidemment pas manqué de mentionner les concepts de new business liés à « l’Océan Bleu » et à « L’Océan Rouge ».

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Dans la réalité, à la fois ressource naturelle pour la pêche et l’exploitation énergétique des fonds, les océans sont aujourd’hui menacés. Chacun des intervenants, lié à l’innovation pour et par les océans, a manifesté la volonté de sauvegarder ce trésor naturel.

A commencer par Pierre-Yves Cousteau, aventurier, scientifique et entrepreneur, qui reprend le flambeau paternel avec la « Cousteau Divers » et milite activement au sein de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

Alexia Tye, directrice ressources de la Maison des Océans, enclave monégasque dans Paris qui nous recevait , a énuméré la longue liste des contributions de la principauté à l’innovation pour la protection des fonds sous-marins.

Pascal Barthélemy, en tant que DGA de l’IFPEN (Institut Français du Pétrole Energies Nouvelles) a évoqué les innovations en matière énergétiques par l’exploitation du monde marin.

Enfin Thierry Brizard, Executive Vice President de CGG nous a fasciné avec ses drones sous-marins conçus pour connaître les fonds sous-marins en profondeur tout en respectant la biodiversité.

Une table ronde de passionnés qui illustrait bien Steve Jobs :« l’innovation c’est une situation qu’on choisit parce qu’on a une passion brûlante pour quelque chose » .

L’innovation quotidienne dans les entreprises libérées

L’innovation quotidienne dans les entreprises libérées

A l’occasion de la rencontre Lippi/GTLocation, nous avons mis à plat, avec Frédéric Lippi Président de Lippi et David Bordessoules Directeur de l’Innovation de GTLocation, les systèmes d’innovation de ces 2 entreprises dites « libérées ».

A l’instar d’Isaac Getz, le penseur de ce mouvement de libération des entreprises, et à force de les pratiquer, je suis convaincue que ce passage d’une entreprise « comment » à une entreprise « pourquoi » favorise à la fois l’état d’esprit au travail et les résultats qui en découlent. Pour résumer, une entreprise « pourquoi » fonctionne en remplaçant la myriade de « comment » par une seule question : « pourquoi faites vous ce que vous faites ? » et la réponse est toujours la même « pour que les clients soient contents ».

Compte-tenu de cette finalité partagée par l’ensemble des collaborateurs, l’innovation est partout où le client peut être plus satisfait. Une approche élitiste et fermée de l’innovation serait un non-sens et c’est « l’innovation tous azimuths » qui domine : flot constant de projets, expériences à faibles coûts, responsabilité au niveau le plus proche du client… au travers de ce modèle très orienté « amélioration continue » au service de la « satisfaction continue du client » c’est la croissance organique qui est visée.

L’innovation quotidienne dans les entreprises libérées

Frédéric Lippi (à gauche) et David Bordessoules (à droite) devant le cobot des usines Lippi sur le site de Mouthiers

 

Pour Frédéric Lippi la question de l’innovation c’est « comment les équipes se saisissent spontanément des problèmes du quotidien pour les résoudre par le bon sens et la créativité ». « Quand j’ai un caillou dans la chaussure pas besoin de demander à mon chef pour l’enlever », il en va de même pour le quotidien ces salariés de Lippi. L’un des mots d’ordre est « enlever les irritants » : en avoir conscience, écouter le client, et agir pour ne pas laisser s’installer l’inacceptable.

Pour favoriser cette attitude, Frédéric Lippi travaille particulièrement à la culture de la décision et au processus de décision. En effet pour mettre en œuvre cette innovation spontanée du quotidien sans avoir à le demander, tout repose autour de la prise de décision, et son corollaire la confiance. Ainsi le plan 2012-2017, intègre le volet « repensons nos espaces de libertés » qui va permettre de mettre à plat ce qui touche à l’autonomie avec moins de hiérarchie et à ses limites pour une prise d’initiative en confiance.

Quand on se rappelle que le cœur de métier de Lippi est la fabrication de clôture, cette vision prend toute sa force avec le double sens, en externe par la délimitation des espaces en solutions de clôtures et en interne autour de l’autonomie des salariés… Résumé par le slogan « Lippi, l’esprit libre »

Pour GTLocation, société de location de camions avec chauffeurs, l’innovation est considérée comme un moteur de la libération de l’entreprise proposée et conduite par Michel Sarrat, son PDG . Fort des résultats qui affichent 5% de croissance en 2014 malgré la crise du transport, il a décidé de changer son organisation en supprimant le poste de DRH pour que les managers jouent pleinement leur rôle et en nommant l’ex DRH directeur de l’innovation.

En effet pour David Bordessoules « l’innovation va aider l’entreprise à se libérer » en plaçant l’initiative et la créativité au cœur de l’engagement des salariés. Et en faisant des managers les relais de l’innovation. Créant un programme co-conçu par les salariés qui ont identifié le besoin de permettre aux salariés d’exprimer et passer à l’action, il a appelé ce programme « Osons, Innovons ».

Une fiche idée très simple a été créée et diffusée à tous ; une sensibilisation des conducteurs est en cours car ils sont en contact direct avec les clients. Un processus d’innovation a été décrit en quelques phases simples et décrits pédagogiquement dans une vidéo consultables par tous. Enfin des sommes ont été allouées pour des projets d’amélioration rapide dont la décision peut-être prise au niveau des assistants.

Et David Bordessoules de rappeler ce que la culture GT-Location autorise aux managers pour qu’ils soient de véritables relais : « Et n’oublions pas! En matière d’innovation, nous avons droit à l’erreur, cela fait partie du processus, pour réussir ».

Team Lab, collectif Japonais de spécialistes divers s’applique à effacer les frontières entre l’art, la science, et la technologie

Team Lab, collectif Japonais de spécialistes divers qui s’applique à effacer les frontières entre l’art, la science, et la technologie plébiscités par Innovation Blossom pour ce mélange de Digital et de tradition.

Ensemble, ces mathématiciens, architectes, graphistes, codeurs & autres, créent à travers l’expérimentation et l’innovation mais aussi la tradition.

Le but ? Trouver une nouvelle approche à l’ancienne culture Japonaise, en utilisant des méthodes basées sur des techniques numériques à la pointe de la modernité. Jolie rencontre.

Leur dernière création implique 2 300 fleurs flottantes au National Museum of Emerging Science and Innovation. Les fleurs poussent, éclosent et meurent au sein de l’installation interactive, qui réagit en direct aux allées et venues des spectateurs.

Team lab collectif japonais

L’exposition s’inspire librement des théories zen de Nanquan Puyuan. Dans la culture zen, l’homme et la fleur deviennent un être unique, car ils sont faits de la même matière ; cette conception est retranscrite par  le mouvement des fleurs qui suit celui des visiteurs.

Les bouquets montent, descendent, changent de positions pour créer des rideaux de fleurs en demi cercles autour des gens.

Accompagné d’une petite musique très relaxante, le rendu en vidéo est assez incroyable, même si on se doute bien que tous les visiteurs ne portent pas une jolie petite robe d’été blanche qui s’accorde parfaitement aux teintes des fleurs. Il pleut toute la semaine à Tokyo donc l’ambiance doit plutôt être au jean et aux bottes de pluies kawaï qu’autre chose. (source ADN)

netexplo 2015 invention

WTE, le sparadrap qui recharge votre montre, Grand Prix Netexplo 2015

La 8ème édition de Netexplo s’est tenue cette année les 4 et 5 février 2015 au siège de l’Unesco à Paris. Netexplo a joué une fois de plus son rôle de précurseur, à la fois  lieu de création des tendances digitales et de reconnaissance des innovations émergentes comme en son temps celles qui sont depuis entrées dans le quotidien de millions d’utilisateurs comme Twitter, Shazam ou Siri .

netexplo 2015 invention

Cette année les lauréats concouraient dans les trois catégories : le développement durable, la santé ou la prévention et enfin l’éducation et le management. Au total, dix inventions ont été sélectionnées venant du monde entier. (voir le programme Netexplo)

L’innovation qui a retenu l’attention du jury vient de Corée, avec le projet Wearable Thermo Element (WTE) du professeur Cho : un sparadrap ultrafin qui convertit la chaleur du corps en électricité.

Le premier échantillon devrait arriver au premier semestre 2015. Pour le moment il semble encore difficile  de pouvoir recharger entièrement une batterie de portable avec la simple chaleur corporelle, mais elle peut déjà au moins en prolonger la durée.

netexplo conference 2015