Dyson, les ventes bondissent de 45% grâce à l’innovation… Prochaine étape : l’intelligence artificielle

Pour tout le monde, la marque « Dyson » est associée à « aspirateur sans sac »… ce qui était déjà une belle innovation de rupture ! Après les luminaires LED en 2015,  avec l’intégration de la société de Jake Dyson , le fils du fondateur James Dyson , le groupe a rajouté 2 catégories l’an dernier : les sèche-cheveux et les purificateurs d’air.

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Avec  ces innovations les ventes ont bondi de 45% et les bénéfices de 41% !

Une success story d’innovation intéressante à analyser au travers des déclarations du fondateur, Sir James Dyson.

Le fondateur James Dyson explique « Nous n’avons pas de business plan logique. Nous voulons juste développer des technologies et les intégrons dans le produit qui convient. ». Cette capacité « d’intégration technologique » avec agilité est la force du groupe…détecter une nouvelle technologie, la déposer et l’appliquer dans un produit qui reste dans le cœur de métier de Dyson c’est à dire l’électro-ménager.

Pour l’avenir,  les 3500 ingénieurs soit plus d’un tiers des effectifs (9000p) ne se plaindrons pas des dernières déclarations du fondateur : «  Nous allons encore faire plus de recherche, notamment sur l’intégration des logiciels et de l’intelligence artificielle ».Il est important de souligner que même s’il a laissé la direction opérationnelle il a gardé la main sur les chercheurs.

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« Mon idéal serait que nos produits deviennent complétement autonomes »…un rêve qui, c’est fort à parier, devrait devenir une réalité assez vite si l’on en juge  la capacité d’intégration technoloqique de Dyson !

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A quoi s’attendre en 2017 ?

Quelles nouveautés technologiques nous réserve 2017 ? Ce qui ressort à l’analyse du Grand Las Vegas Show et des infos des constructeurs qui ont fleuri en tout début d’année sont: une généralisation de la reconnaissance vocale, l’arrivée des écrans souples et des technologies de communication plus rapides comme le Bluetooth 5.0, deux fois plus rapide et d’une portée quatre fois supérieure au procédé actuel.

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Coté Smartphone, l’iPhone va (déjà !) fêter ses 10 ans cette année et Apple va marquer l’évènement par la sortie d’un iPhone 8 au printemps. Selon certains bruits il serait doté d’écran Oled plus contrastés que les générations précédentes et sans doute incurvés sur les cotés comme le Samsung Galaxy Edge. Pour gagner de la place toutes les bordures seraient éliminées et le bouton d’accueil, la caméra frontale et le capteur d’empreintes digitales seraient directement à l’écran. Apple pourrait profiter de l’occasion pour ajouter la reconnaissance faciale ou rétinienne à son Smartphone. Comme l’Apple Watch, l’iPhone8 se rechargerait par induction.

Samsung qui se remet difficilement du Galaxy Note 7 qu’il a finalement dû retirer de la vente prépare son retour avec une nouvelle version de son smartphone vedette le Galaxy S. Il y aurait un modèle 5 pouces et un autre 6 pouces ; le grand modèle bénéficierait d’un écran Quad HD qui améliorerait surtout la qualité d’image avec un casque de réalité virtuelle et sans doute de haut-parleurs stéréo signés Harman, récemment racheté par Samsung. Autre nouveauté importante, le Galaxy S 8 serait capable comme les mobiles Windows de se transformer en PC de bureau en lui reliant un clavier et un écran.

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L’assistant vocal généralisé serait la vedette de 2017. Popularisé par Siri sur les iPhone et par Google Now sur les smartphone Android, l’assistant vocal s’invite dans une quantité croissante d’objets du quotidien : oreillette chez Sony, téléviseurs chez Samsung, ordinateurs et boitier Apple TV chez Apple, etc… En 2017 on pourra installer au salon une borne multifonction servant à la fois d’enceinte Bluetooth, et de majordome connecté. Les produits qui émergent de cette catégorie sont Echo d’Amazon et Home Google…en 2017 le rêve de commander une musique, un éclairage sans bouger de son canapé deviendra accessible et à la portée de tous !

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L’Innovation disruptive, une théorie victime de confusion ?

L’Innovation disruptive, une théorie victime de confusion ? Ce qui est « disruptif » n’est pas forcément « innovation disruptive »

Vingt ans après l’introduction de la théorie de l’innovation disruptive (ou innovation de rupture), Clayton Christensen, qui en est à l’origine, revient sur cette théorie au travers d’analyses de son applications dans la « Harvard Business Review » de janvier 2017.

Très popularisée la disruption est devenue parfois un effet de mode, un graal pour tout innovateur , trouver la « killer app » est une sorte d’injonction paradoxale dans les grandes entreprises, qui en rêvent tout en limitant les idées disruptives qui viennent déranger l’organisation et les process établis. Christensen revient donc sur les abus d’interprétation d’innovation disruptive. L’exemple d’ Uber y est magistralement décrit.

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« Uber une entreprise Disruptive ? ». Rappelant à quel point cette société qui a connu une croissance extraordinaire en opérant dans plus de 60 pays et en ayant réalisé une levée de fonds qui valorise l’entreprise à 50 milliards, est un succès qui a révolutionné le business des taxis .

« Mais est-elle a l’origine d’une rupture dans ce secteur d’activité ? Selon la théorie, la réponse est non ». La réussite financière et stratégique d’Uber ne suffit pas à qualifier sa démarche d’innovation de rupture alors même que le terme lui est presque systématiquement appliqué.

Christensen justifie en 2 arguments la raison pour laquelle on classe abusivement Uber parmi les exemples, pourtant réussis, d’innovation disruptive.

La première raison est que « l’innovation de rupture prend naissance sur les marchés de bas de gamme ou sur les nouveaux marchés ».

Or aucun des deux ne correspond au cas d’Uber. Uber a certainement contribué à accroitre le volume de la demande mais la société a construit sa position d’abord sur le marché traditionnel pour séduire ensuite les segments historiquement délaissés.

La deuxième raison c’est que « les innovations de rupture n’ont aucune prise sur la clientèle traditionnelle tant que la qualité n’est pas à la hauteur des standards de cette catégorie ». Or la plupart des composantes de la stratégie d’Uber semblent être des innovations de soutien. La qualité de service d’Uber est rarement décrite comme inférieure à celle des taxis existants, beaucoup s’accorde même à dire qu’elle est supérieure. De plus les services sont fiables et ponctuels, les prix égaux ou inférieurs à ceux des compagnies traditionnelles.

Au final on peut se demander l’intérêt à savoir si Uber est disruptif ou non ? Le fait que l’apparition d’Uber ait semé la zizanie dans le marché des taxis a un effet disruptif mais ce n’est pas une innovation disruptive pour autant.

Les règles incontournables de la théorie de la disruption selon Christensen sont  au nombre de 4:

1) la disruption est un process

2) les business models des « disrupteurs » sont souvent très différents de ceux de sociétés établies

3) certaines innovations de rupture sont couronnées de succès et d’autres pas et enfin

4)« le mantra « créez la rupture ou subissez la peut être de mauvais conseil ».

Evidemment l’importance de déterminer si l’on est dans la disruption ou non intervient sur le mode de pilotage stratégiques et sur le type de choix stratégique entre « conduite de soutien » et « conduite disruptive ». A bon entendeur salut !

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IMT, le Master Innovation de la Sorbonne… Un Master qui booste les jeunes innovateurs

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J’ai le grand plaisir d’intervenir sur le Management de l’Innovation dans ce Master 2 IMT (Innovation et  Management des Technologies) depuis déjà 3 ans. Fidèle à l’esprit universitaire d’ouverture, c’est un master qui ouvre sur toutes les formes d’innovation et permet aux étudiants de mener des travaux de recherche et de suivre des projets d’innovation tout en suivant les cours.

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Les promotions sont toutes multiculturelles non seulement par les origines (moitié d’étudiants du monde entier), la parité fille garçon mais également par les cursus d’origine (ingénieurs, juristes, management …).

Le fonctionnement en réseau, si indispensable pour innover aujourd’hui, est mis en application pour l’organisation des TEDx annuels sur des thématiques d’innovation.

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J’adore cette diversité qui crée une dynamique riche de curiosité et de soif de disruption qui associe théorie et témoignages professionnels et initiatives comme un TEDx annuel sur l’innovation.

Attachante est la passion pour  l’innovation de  tous ces étudiants… passion que je partage avec eux et sans doute pourquoi il m’ont désignée marraine de promotion pour la 2eme année consécutive !

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Je suis heureuse aussi de constater que 100% des étudiants trouvent un job dans les 3 mois avec un salaire moyen de 37500E/mois… Le résultat du cocktail gagnant « tradition » de la Sorbonne et « innovation » !

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Dans le secret des Labos… de la peau humaine fabriquée par imprimante

C’est une série passionnante sur l’innovation « Dans les secrets des labos » que publie « l’Eté du Figaro ». L’édition du 21 juillet est consacrée à la fabrication de peau humaine par une start up bordelaise qui est à l’honneur : Poeietis.

Dirigée par Fabien Guillemot, docteur en Sciences des Matériaux, chercheur à l’Inserm qui s’est lancé il y a 2 ans dans l’entrepreunariat, cette start-up a mis au point une « bio-imprimante 3D » qui peut imprimer 1cm2 de peau en 10 minutes !

Même s’il existe d’autres bio-imprimantes 3D dans le monde, celle-là parvient à cette production exceptionnelle grâce à une technologie « laser » pour déposer la matière là où les autres utilisent des seringues ou des jets d’encre. Le jet qui se forme tombe sur le support avec une précision de l’ordre de 20 microns soit la taille d’une cellule.

Puis il faut un peu de patience…de l’ordre de 3 semaines pour obtenir une « peau exploitable » « composée de derme et d’épiderme » et qui puisse « réagir » pour mener les différents types d’expériences des laboratoires pharmaceutiques ou cosmétiques.

secret labos peau humaine imprimante

Une manne que cette invention quand on sait que la France est le plus gros pays en terme de R&D en matière de cosmétiques !et les investisseurs ne s’y sont pas trompés…la dernière levée de fond de la start up a atteint 2,5 millions d’euros ! ce qui lui laisse 2 années de visibilité financière.

Et le chercheur devenu entrepreneur de regretter mais en l’exprimant comme une critique pour contribuer au progrès « Je trouve dommage que la prise de risque scientifique et technologique ne soit pas plus encouragée. Aujourd’hui les processus d’évaluation des chercheurs et de sélection des projets pour leur financement conduisent à l’effet inverse : le soutien va en majorité à des projets qui ne sortent pas des sentiers battus. Après le démarrage du projet en 2006, il nous a fallu attendre 4 ans avant de publier les premiers résultats sur la bio-impression par laser. Les projets ambitieux nécessitent des moyens mais aussi du temps. Il faut l’accepter et la recherche française, par le statut des chercheurs et leur qualité, présente un avantage compétitif qui est aujourd’hui insuffisamment exploité »

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« 3 mots pour Paris » le film événement des Cokau Lab vient de sortir sur le net

Le jeune duo de réalisateurs innovants  Achille Coquerel et Thomas Kauffmann vient de sortir sa dernière production « 3 mots pour Paris »… Après le succès de « 3 mots pour  New York » qui leur avait  plusieurs millions de vues sur le net, le duo recidive avec notre capitale. Il a lancé le 27 avril un site qui vous permet de générer un court métrage avec les trois mots qui définissent le mieux pour chacun  la Ville lumière.

Ayant fait partie des plusieurs centaines d’interviewés dans les rues de Paris ces 2 dernières années et ayant été sélectionnée pour  le lancement de la video je vous la livre en lien dans ce billet.

De Cokau au Cokau Lab 

Ils ont travaillé ensemble de 2006 à 2012 en tant que rédacteurs et motion designers dans un studio audiovisuel à Paris. En 2010, ils ont décidé de créer Cokau pour pouvoir  repousser leurs limites artistiques à travers la création de plusieurs vidéos expérimentales.

En 2012, ils ont remporté le Prix Vimeo de la meilleure vidéo expérimentale pour leur vidéo Prie Dieu ce qui les a confortés dans la création de leur propre studio comme associés: Cokau Lab.

Avec Cokau Lab ils expérimentent  la fusion de l’édition,du design visuel et sonore à la fois.

« 3 mots pour New York »

Aux États-Unis, les deux compères ont arpenté les rues de la Grande Pomme pour demander aux gens de décrire leur ville en trois mots.  découle du même concept.

Pour ce projet consacré à la capitale française, les gens sont directement sollicités, depuis leur ordinateur, pour générer leur propre film, monté en fonction des mots clés qu’ils tapent sur l’écran d’accueil. Trois mots, trois idées, un chargement ultrarapide, et un court métrage de quelques secondes apparaît sous vos yeux.

Métro, apéro, resto…

Thomas et Achille ont tourné près de 4 500 plans dans tout Paris, et les ont associés à 90 000 tags. L’algorithme fait le reste. Le site a pris beaucoup de temps au studio Cokau et n’a pas ambition à générer quelque profit que ce soit. Achille explique :

“On voulait partager le regard qu’on a sur Paris avec les gens, partager notre vision de la ville. Il y a quelque chose de très personnel là-dedans.”

Espérons que « ces 3 mots pour Paris » connaitront le même succès que celui de Big Apple!

Optical Center : une stratégie disruptive

Le 5ème réseau d’opticien de France vient d’annoncer son lancement dans la chirurgie de l’œil. Osé quand son coeur de métier est de vendre des lunettes ! Cela peut sembler paradoxal mais c’est le fruit d’une réflexion mûrie par Laurent Levy, le PDG du groupe Optical Center.

Ouverte à Lyon, la première clinique de chirurgie réfractive du groupe d’opticiens propose des interventions pour l’ensemble des problèmes de vision :myopie, presbytie, hypermétropie.

Pour ce patron innovant le fait que « des ophtalmologues salariés du groupe Optical Center opèrent des patients en moins de 15 minutes et cela leur change la vie » apparaît comme une évidence.

De même qu’il y a quelques années ils ont été les premiers à vendre des lunettes sur internet et les premiers opticiens à se lancer dans les appareils auditifs, Optical center est aujourd’hui le premier à investir dans la chirurgie réfractive et avec un investissement de plus d’un million d’euros !

Un vraie démarche disruptive qui révolutionne à la fois le cœur de métier (vendre des lunettes) et le business model… Mais en étendant petit à petit vers le service complet aux moins bien voyants et moins bien entendants ! Une rupture pour eux aussi que ce service global !

Big Data le marche du big data is beautiful

Big Data : le marché du « big » is beautiful

Le « Big Data » est devenu un mot à la mode  et bien souvent dans mes interventions sur l’innovation et le Digital, il m’est demandé d ‘approfondir ce mot-valise qui résonne digital et problématique d’entreprise 2.0.

D’abord, on doit dire « les » big data puisqu’il s’agit littéralement  « des grosses données ». En fait derrière  ce « big » se cache l’arrivée d’un flux exponentiel qu’on peut caractériser par une série de  V : Volume, Vitesse, Variété, Valeur…

Le Volume résulte bien sûr du nombre gigantesque de données qui circulent en permanence sur l’ensemble des réseaux numériques dans le monde entier : données publiques, privées, issues de nos échanges de mail, SMS, des réseaux sociaux… Ces volumes exponentiels se comptent aujourd’hui non plus en petaoctets (10 puissance 15 octets), ni même en exaoctets (10 puissance 18 octets) mais en zettaoctets (10 puissance 21 octets)…

Et quand on imagine qu’un petaoctet représente l’équivalent de deux milliards de photos de résolution moyenne ! Le stockage et la sécurisation de ces données sont évidemment les problèmes majeurs… Et le cloud computing, le stockage dans le  fameux « nuage » est une des solutions avec des « data centers » spécialisés.

Big Data le marche du big data is beautiful

La Vitesse est en accélération permanente, car les données s’accumulent de seconde en seconde  raccourcissant le délai d’analyse et allongeant le temps nécessaire à la prise de connaissance de toutes ces données instantanées… Imaginons que pour voir toutes les vidéos postées sur Youtube il faudrait une vie de 600 ans sans dormir !

La Variété des données est une nouvelle réalité aussi car elles sont issues de sources les plus variées : chaque individu devient un créateur de contenus avec ses mails, SMS, transfert de photos, de musique, de vidéos, les échanges sur les réseaux sociaux, les messageries instantanées. Les datas proviennent aussi des 15 milliards d’objets connectés dont le nombre est aussi exponentiel.

Quant à la Valeur, elle réside dans la capacité d’analyse de ces milliards données. Toute la société est concernée et l’analyse de ces données représente des enjeux économiques et sociaux considérables dont on découvre de nouveaux potentiels chaque jour. Aujourd’hui tous les champs d’analyse sont concernés mais ceux qui en ont déjà fait leur priorité sont une meilleure connaissance des clients et des marchés, la science par une accumulation de connaissances impossible jusqu’alors…

Ce domaine du big data devient un vrai marché à lui même :en stockage, sécurisation , analyse… Et l’un des métiers considéré aujourd’hui comme « le plus sexy » par la Harvard Business Review est celui de « data Scientist »… et si « Big devenait « beautiful » ?

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Avec le Digital, l’exigence client va au-delà de l’expérience de vente pour s’ancrer dans la RSE

Selon une enquête de l’Institut Viavoice (février 2016), les Français réclameraient une plus grande transparence sur les activités commerciales et fiscales de Google, Facebook et Uber. En effet « 70% des sondés estiment « choquants » le fait que certaines majors du numérique ne payent pas ou peu d’impôt en France ».

Un effet logique quand le contribuable est lui même taxé sans aucun échappatoire possible et que sont publiés les taux d’imposition de ces géants, du service, premières capitalisation boursières mondiales. Par exemple , et pour ne citer que celui-ci, selon la BBC, « Apple ne payerait que 2% d’impôts sur ses bénéfices réalisés en dehors des États-Unis… ».

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Et l’expérience client aussi excellente soit-elle n’est pas suffisante. Sans vouloir jouer la moralisation, il y a le constat objectif d’un consommateur attiré par une excellence service sans comparaison (ou presque) qui est dans le même temps un citoyen redevable de ses impôts au centime près.

Si les vertus d’Uber sont reconnues pour la qualité de son service une grande partie de l’opinion a adhéré à la plainte des chauffeurs de taxis (sans pour autant adhérer aux méthodes pour se défendre) de cette injustice à payer leur « plaque » qui n’est qu’une taxe supplémentaire …

Cette attention à la responsabilité sociale d’entreprise  s’adresse d’ailleurs tant aux grands du GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qu’à des entreprises tricolores champions de la nouvelle économie du numérique (Leboncoin, Blablacar…).

Ainsi je serais tentée de rêver que ces géants de l’innovation service (et qui n’a pas vécu la magie du service Amazon ou Uber ?) réunissent leur force de créativité pour inventer la nouvelle économie, pour créer non seulement de nouveaux produits et de nouveaux usages mais aussi pour inventer les règles du nouvel ordre économique et social.

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Evolution et optimisation de la relations entre grands groupes & start ups

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Le Club des Directeurs de l’Innovation du 18 février 2016, réuni au Bastille Design Center, était consacré aux relations entre grands groupe et start ups. Marc Giget, directeur de l’IESCI (Institut Européen des Stratégies Créatives ) a ouvert l’après-midi de réflexion et d’échanges sur cette tendance du « small is beautiful » par une analyse nourrie d’études de référence (Nesta, Accenture…) les plus récentes sur le sujet.

L’accueil de start ups au sein des grands groupes : un phénomène récent en pleine croissance

Phénomène récent qui remonte à peine à une dizaine d’années la majorité des incubateurs est aujourd’hui externes, adossés à des universités ou des villes. Ces structures d’accueil hors entreprises  sont des structures commerciales ou ONG soutenues par les entreprises et la région ou la ville : 270 en Europe dont moitié financées par la ville qui les accueille.

Une 20aine de villes ont pris le lead: Palo Alto, Tel Aviv, NYC, Londres, Berlin… Paris y est en assez bonne place avec le  NUMA qui  est un succès en terme d’image et de notoriété, soutenu par la ville de Paris, Orange, Google…

Mais on peut dire que au-delà des résultats objectifs la start up est devenue un vrai modèle, un mythe au delà du raisonnable…on constate un phénomène de fascination pour le « small is beautiful »  et qui est  contagieux pour l’entreprise; le phénomène des « corporate accelerators » commence donc à émerger également.

En Europe on  dénombre 185 accélérateurs dont 116 en Allemagne …une avance qu’on peut imputer au développement des PME/PMI et ETI. Aujourd’hui on voit se créer des accélérateurs d’entreprise  principalement dans les services et le secteur financier (Orange Fab, Barclays…) mais l’industrie y arrive aussi (Airbus, Total…).

Et si le CAC 40 compte en ce début 2016 38 directeurs de l’Innovation  la moitié aura un incubateur à fin 2016.

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Pourquoi ce rapprochement ? les intérêts réciproques

Ce rapprochement start-up et grande entreprise peut prendre différentes formes et répondre à des finalités différentes aussi.

L’intrapeuneurship pour les grandes entreprises en est la motivation première : pour développer des projets par l’open innovation, accélérer leur mise en oeuvre.

Selon Accenture Research, « 75% des start-upers travaillaient en grande entreprise  et ont préféré créer une start-up pour développer leur idée ». L’agilité est clé dans le phénomène de création ou d’intégration des start ups.

Manager en mode start up c’est manager l’agilité

Pour les start-ups cet adossement a de nombreux avantages : entrer dans le marché, récupérer du cash, se faire accompagner pour le business plan, enrichir le branding pour gagner en légitimité et favoriser les grosses levées de fond… Bénéficier du mentoring d’experts maison…

Aujourd’hui près de la moitié  des start-ups établies (47%) ont un partenariat avec un grand groupe.

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Optimisation de la relation aux start ups et enjeux stratégiques

Les conclusions issues de l’ étude Nesta, fondation anglaise non commerciale, résultent  de l’analyse de 12 retours d’expérience (BMW, BNP…) mettant en évidence la variété des modèles d’incubateurs d’entreprise.

Généralement les entreprises  proposent des espaces de co-working, des challenges et des  accompagnements type mentoring pour les start ups.

Mais elles ne sont pas obligées d’accueillir les start-ups  dans leurs locaux pour travailler avec elles. Par exemple, Procter & Gamble conclut un partenariat et fonctionne ensuite en co-développement…

Les start-ups faisant rajeunir la corporate structure  certaines utilisent ce rapprochement comme mode de rajeunissement interne :« Microsoft se shoote régulièrement à la start-up ! C’est du sang neuf ! »

L’absorption régulière de start-ups  fait partie intégrante du fonctionnement d’entreprises comme  Microsoft ,ou Android. Ce dernier a mis au point le produit du même nom en avalant une 30ne de start-ups …

Mais cela demande une dynamique d’intégration particulière pour éviter le phénomène de la « poignée d’eau ».

Google par exemple a cette abilité à savoir absorber pour transformer l’investissement en fonctionnement interne. Mais les acquisitions de start ups ne sauveront certainement pas Yahoo

Témoignage de Bertrand Miserey, maire adjoint du Village Crédit Agricole, venu présenter le lieu dédié au business et à l’innovation par les start ups. Sur 950 candidats, 90 start-ups ont été sélectionnées. A fin 2015  les start-ups ont levé pour 400 M d’euros avec par exemple TellMePlus plus de 40 ME à elle seule et un contrat majeur avec LVMH. Le développement national va s’adosser sur les 39 caisses régionales pour ouvrir des caisses régionales.

A l’international, ce sont des bureaux de représentations dans les pays qui intéressent les start-ups hébergées qui vont être créés pour les aider à  trouver leur  marché et les  accompagner gratuitement.

Quand les start up arrivent à maturité (2 ans maximum) elles entrent  dans le réseau des anciens,lers  « alumni », et auront des locaux dans les pays…

Par ailleurs le Village accueille des Think Tanks, entre partenaires de grands groupes, qui viennent se faire challenger par des start-ups et créer des start-ups sœurs avec le village

Le Village est aussi un lieu d’acculturation des collaborateurs; ils ont à se soumettre à l’exercice du pitch inversé pour éviter de transformer le Village en zoo d’innovateurs …et en échange il est demandé aux start upers de témoigner sur :

« Raconte nous ta vie et dis nous comment tu fais en 10 jours ce qu’on ferait en 800 ! »

Yann Jaffré, head of open innovation lab, l’Atelier BNP Paribas est venu présenter la stratégie d’incubation en matière de FINTECH et INSURTECH pour le groupe.

Il s’agit plutot d’un modèle d’un accélérateur de projets par l’open innovation qu’un accélérateur de start-ups.

Les start-ups sont intégrées pour une mise en relation avec notre réseau et accélérer  l’open innovation. Pour les ETI ou les grandes entreprises on fonctionne plutot en appel à candidatures à l’international et le rôle est de faire du « mash-making » pour trouver la start-up la plus adaptée au problème. Le taux de sélection est de 3%: 8 start-ups ont été sélectionnées, 7 hébergées dans l’accélérateur.

Une collaboration est organisée pour l’ accélération de la start-ups et ses besoins de se renforcer sur le marketing, le Business model… Puis il y a une  2ème étape de collaboration avec un Business mentor pour la  proof of concept.

Aujourd’hui a été lancé un appel à candidature pour le niveau 2( Invivo, Cemoi, JC Decaux, Geopost…) et donc 5 semaines pour trouver des start-ups qui répondent à ces enjeux . Un modèle est en cours de test consistant à financer des start-ups jusqu’à 100 000 euros.