« Savoir-Innover : l’attitude innovation pour s‘adapter au monde qui change »

« J’INNOVE DONC JE SUIS »

 

Le contraste entre l’optimisme des innovateurs et le défaitisme généralisé face au monde qui change, a toujours fasciné l’auteur. Experte en innovation devenue coach, elle a transposé la puissance transformatrice de l’innovation pour l’appliquer aux êtres en devenir. Le « savoir-innover » est cette attitude qui permet de toujours trouver des solutions pour affronter un monde en changement permanent.

Retenant le meilleur de l’innovation et de ses certifications psychométriques, elle a conçu et mis en pratique, un programme reposant sur des solutions concrètes qui convergent autour de l’intelligence émotionnelle et du développement des qualités humaines, les soft skills, pour affronter l’adversité et s’accomplir dans un environnement incertain.

Coach de dirigeants après un parcours dans l’innovation et les RH, chez Orange et L’Oréal, l’auteur accompagne des personnes qui viennent puiser cette énergie pour développer leur leadership, faire évoluer leur carrière, éviter un burnout, se reconstruire après, ou tout simplement retrouver un sens à leur travail.

BIO

Sylvie Brémond Mookherjee est passionnée d’innovation et de développement personnel dont elle est reconnue experte.

Après un parcours en tant que DRH dans l’innovation, chez Orange et L’Oréal, elle a fondé son cabinet Innovation Blossom. Certifiée HEC Executive Coaching, elle accompagne dans leur transformation, en coaching individuel et collectif, des dirigeants et leurs équipes Elle enseigne le management de l’innovation à La Sorbonne-Paris1

EXTRAIT

INTRODUCTION

Dans l’innovation, il y a un pouvoir magique de transformation. Pour les innovateurs, innover est avant tout le pouvoir de « changer le monde » comme pour Steve Jobs, « devenir un sorcier », le rêve d’enfant d’Elon Musk, ou « sauver la planète » pour Bill Gates… Pour les innovateurs, habitués à la résilience, à l’optimisme et à trouver leur chemin dans le chaos, la période que nous vivons actuellement est fascinante d’opportunités. Alors que pour une grande majorité, vivant dans la nostalgie du « c’était mieux avant », l’innovation et le monde de demain font peur. Et pourtant il n’y a plus de place pour le doute.

L’innovation est intégrée à nos vies comme l’internet et l’intelligence artificielle. Quand on considère que pour 85 % des élèves scolarisés aujourd’hui, le métier qu’ils exerceront en 2030 n’existe pas, on ne peut que s’attendre à ce que l’innovation devienne aussi intégrée à nos vies que le smartphone l’est devenu en quelques années. Il ne s’agit plus de contester l’innovation qui est inéluctable, mais au contraire de l’orienter dans le bon sens et d’en tirer le meilleur parti.

EXTRAITS

Avant-propos

J’ai structuré cet ouvrage autour des quatre challenges civilisationnels auxquels nous sommes confrontés et pour lesquels l’innovation doit apporter des solutions. Les récentes crises, du Covid, la guerre en Ukraine, et les crises sociales et économiques qui en découlent, ont renforcé et accéléré leur impact. Je traite par ordre chronologique des quatre étapes du processus d’innovation qui ont inspiré celles du programme du développement au savoir-innover.

Le premier challenge civilisationnel auquel nous sommes confrontés est celui de la connaissance. Concurrencée par l’intelligence artificielle, la connaissance humaine est aujourd’hui conditionnée par le développement de l’intelligence émotionnelle. Cette première étape, qui correspond à l’étape de clarification stratégique, sera celle qui devra mixer intelligence cognitive et intelligence émotionnelle et nous verrons les soft skills indispensables pour y parvenir.

Le deuxième challenge que nous vivons est celui de la disruption, des usages de vie en rupture, accélérés de manière visible par la crise du Covid. L’ère des technologies digitales a créé le changement permanent, en mode accéléré et parfois brutalement. Ce challenge impacte directement l’innovation dans sa deuxième étape, la recherche d’idées. Le moyen de s’adapter, c’est de recourir à son intelligence créative et de développer des soft skills permettant de la booster.

Pour la troisième étape de transformation des idées en solutions, donc pour la prise de décision, c’est au challenge du monde VUCA4 qu’il faut s’adapter. Face à la Volatilité, l’Incertitude, la Complexité et l’Ambiguïté, il faut développer son intelligence des paradoxes, ce qui requiert de développer des soft skills encore peu valorisées aujourd’hui, mais qui deviennent indispensables.

4 VUCA, acronyme anglais pour Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity a été introduit par le US Army College pour décrire le monde d’après l’effondrement de l’URSS, l’arrivée du terrorisme et la fin des guerres conventionnelles.

Illustrations

PRÉFACE

Par Pascal Viginier

Président honoraire de l’Académie des technologies
Responsable de l’Inspection générale du groupe Orange

Quand Sylvie Brémond Mookherjee m’a demandé de préfacer son nouveau livre sur le « savoir-innover », j’ai accepté avec plaisir !

D’abord, car nous nous connaissons depuis les années quatre-vingt- dix, où nous avons ensemble travaillé à France Télécom dans l’innovation. Je sais combien elle a développé une expérience large et opérationnelle dans le domaine de l’innovation tant à France Télécom, Orange, que chez L’Oréal.

Ensuite, car elle est passionnée de transmettre ses savoirs, savoir-faire et savoir-être, au travers de ses activités de coaching, d’enseignement à la Sorbonne et d’entrepreneuse, avec la création de sa société « Innovation Blossom ». Écrire ce livre est, pour Sylvie, une nouvelle façon de transmettre ce qui lui tient à cœur.

Sylvie me l’a demandé en me présentant comme son « mentor » en innovation et son modèle en management ! Certes j’ai été son manager, avec mon style de management, mais depuis longtemps, l’élève a dépassé le maître et elle a amplement développé elle-même son expérience professionnelle dans l’innovation !

Sans doute Sylvie fait-elle référence à l’importance que j’ai toujours accordée à la qualité des relations humaines et à l’intelligence des situations pour réussir des projets innovants en équipe.

Le développement des soft skills a toujours fait partie de mes priorités. Ingénieur de formation, quand, à 32 ans, j’ai managé plus de
1 000 personnes comme directeur opérationnel, j’ai dû puiser dans toutes mes soft skills pour exercer mon leadership, et déjà je cherchais à constituer une équipe d’origines diverses, d’hommes et de femmes.

En 1998, j’ai recruté Sylvie quand j’ai dirigé les labos de R&D de France Télécom, non seulement pour « faire » des innovations, mais pour les « faire-savoir ». Diriger des chercheurs n’est pas simple, donner le sens et les mettre dans les meilleures conditions pour innover est indispensable. Là aussi j’ai cherché à constituer une équipe la plus diverse possible par ses expériences professionnelles et sa mixité.

Plus récemment, entre 2019 et 2021, présider la jeune Académie des technologies m’a donné l’opportunité d’exploiter mes soft skills pour produire des avis innovants et indépendants, en développant son intelligence collective des progrès technologiques pour la société, avec respect et bienveillance, dans cette période complexe de pandémie. Nous avons aussi recruté des académiciens avec des profils très divers (ingénieurs, chercheurs, sociologues, architectes, économistes) et augmenté la proportion de femmes académiciennes. En 2021, nous avons mis en valeur des portraits de « jeunes femmes de tech », parrainées par des académicien.nes, pour donner envie aux jeunes femmes de choisir des carrières technologiques.

Considérer en effet que savoir-innover devient la nouvelle compétence pour survivre dans un monde qui change fait partie des convictions que nous partageons ! L’approche de Sylvie, comme à son habitude, est novatrice, car elle relie en permanence l’innovation et les « soft skills », l’intelligence émotionnelle, qui sont nécessaires pour innover, à la fois individuellement et en équipe.

Pour trouver sa voie dans ce nouveau monde insaisissable, ce livre est une bouffée d’oxygène et d’optimisme pour que chacun, dès le plus jeune âge, développe ses soft skills pour devenir plus innovant.

POSTFACE

Par Michel Giffard

Fondateur de l’Ecole de coaching HEC Paris
Superviseur et coach professionnel

 

Dans ce livre complet, original et créatif, Sylvie a déjà tout écrit sur l’innovation en vous proposant sa méthode, à la fois structurée et ouverte. Oui ? Heureusement que non ! Sinon, ce serait la négation même du concept d’innovation qu’elle développe avec compétence et passion dans ce livre et dans sa vie.

C’est maintenant à vous, lectrice et lecteur, de poursuivre l’écriture de vos propres chapitres innovants. Comment ? Tout d’abord en vous posant les questions pertinentes avant de rechercher d’éventuelles réponses. Sans doute victime du biais cognitif bien connu – depuis plus de 30 ans, je coache des managers et je forme des coachs professionnels pour les entreprises – je fais un lien évident entre innovation et coaching, comme Sylvie le propose dans sa conclusion.

En effet, la relation de coaching est d’abord un espace de création et d’innovation, à condition que le coach soit habité par la croyance profonde que son client connaît déjà inconsciemment tout ou partie des réponses aux questions qu’il se pose et dispose des ressources dont il a besoin pour agir et créer ses meilleures conditions de vie. Le coaching appliqué au développement du « savoir innover » permet ainsi aux personnes, aux équipes et aux organisations de rencontrer leur désir profond, d’oser rechercher leur raison d’être et le sens de leurs actions, en contribuant à organiser leur environnement à leur avantage.

L’art du coach consiste alors à accompagner son client vers des espaces non encore explorés, notamment en faisant appel à l’intuition, car celle-ci est intrinsèque à tout processus d’innovation disruptive. L’intuition est un voyage direct entre notre perception de la réalité immédiate et notre inconscient. Pour coacher comme pour innover, il est donc important de commencer par court-circuiter le mental et le rationnel pour progresser.

Selon mon expérience, la meilleure façon d’y parvenir est de développer sa qualité de présence. Celle-ci repose sur l’acceptation de la réalité et du lâcher-prise, en opposition au contrôle. La présence au corps et à la respiration est essentielle ce qui implique que le mouvement est très aidant pour coacher comme pour innover. Par exemple : coacher en marchant, rencontrer de nouveaux environnements et se confronter à d’autres cultures facilitent l’émergence de nouvelles créations.

L’intelligence collective impliquant de partager et de faire connaître les résultats innovants dans la vie de chacun, professionnelle ou personnelle, l’autrice et moi sommes impatients de découvrir les prises de conscience déclenchées par ce livre chez vous, lectrice et lecteur. L’innovation est en marche !