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Le monde du marketing digital en émoi : les publicitaires supplantés par les technologues !

Par 27 octobre 2017 Digital

Le digital est aujourd’hui l’enjeu de toutes les entreprises. Qui dit enjeu dit stratégie de survie par la croissance mais aussi enjeu de pouvoir dans les organisations. Depuis la dernière décennie j’observe les jeux d’acteurs, dont j’ai fait partie chez Orange en dirigeant la communication innovation de l’opérateur puis chez L’Oréal en créant le poste de transformation digitale de la Recherche et Innovation…et aujourd’hui en intervenant dans les programmes d’innovation et de transformation digitale de mes clients : Total, BNP Paribas, CNP assurances, Caisse des Dépôts, etc…

La fonction digitale est partout problématique : fonction hybride qui nécessite connaissance technique et des usages tout en maîtrisant l’art de la transformation

On voit donc cette fonction évoluer de la Direction informatique pour qui il ne s’agit pas de brader les architectures réseaux, hard, par des soft skills vers les directions de l’innovation ou des RH si l’enjeu est pris en compte plutôt sous l’angle humain et de changement culturel.

La tendance dans les très grandes entreprises est à la création du poste de CDO, Chief Digital Officer, directement rattaché au président ou DG. De ce fait le marketing digital devient un nouveau terrain d’ambition entre CDO, informatique et marketing, à l’image du marché des agences qui en train de se reconfigurer.

Les agences ont beau s’y mettre, le besoin d’expertise technologique l’emporte. Ainsi Accenture Interactive fait trembler les géants de la communication comme « WPP », « Omnicom » ou « Publicis » .Dans une interview aux « Echos » Arthur Sadoun a déclaré « Accenture est un concurrent plus réel que Google ou Facebook ».

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Crédit Infographie Le Figaro

En 5 ans Accenture, le géant américain de la technologie est l’un des leaders mondiaux du marketing digital grâce à Accenture Interactive. Depuis 2012 ce dernier est passé de 0 à 6 milliards de d’euros de CE. Cette branche est devenue le moteur du groupe. Comme l’analyse Pierre Nanterme son PDG «  En partant de notre expertise technologique, nous avons étiré notre offre vers le marketing digital et l’expérience client pour devenir un acteur de référence auprès des directeurs marketing ».

Prochaine étape ? L’absorption de WPP ou Publicis ? En attendant le géant américain prend soin de bien cibler ses recrutements chez les concurrents publicitaires (WPP, Omnicom, Publicis…) et le renforcement par complément d’achats (encore 1Milliard déclaré) pour renforcer la branche digitale en expertises marketing et communication.

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La créativité, une clé pour chaque étape de transformation

Par 16 octobre 2017 Mes Contributions

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La créativité dans tous ses états

Par 16 octobre 2017 Développement RH

3 Conférences complémentaires pour une formation complète et pratique de la créativité

« Je n’ai aucun talent seulement une curiosité passionnée ». Avec modestie Albert  Einstein donne à comprendre que la créativité est un jeu pour lui, une manière d’être. Et c’est vrai que la personne créative l’est par passion mais aujourd’hui pour les entreprises  la créativité est devenue une compétence, un must du savoir-être… Tout manager doit être capable de mener une transformation et donc recourir au potentiel créatif de ses équipes pour leur adaptation. Le DRH et le manager doivent répondre à ces 3 questions sur la créativité : « L’innovation est une compétence clé aujourd’hui mais comment la rendre accessible à tous ? » «  Le profil d’innovateur : comment identifier les préférences d’innovation et comment faire fonctionner les différents profils ensemble ? » « La créativité peut aider à résoudre des problèmes : comment faire ? 3 formations complémentaires.

1ère session : Comprendre la créativité pour l’adopter et avoir envie de développer son potentiel créatif

Autrefois domaine réservé aux professionnels de l’innovation, la créativité a fait son entrée dans l’entreprise au travers de l’invention à la R&D et du brainstorming pour les nouveaux produits et la publicité au marketing. A l’instar de Steve jobs pour qui « l’innovation est une passion brûlante », aujourd’hui, innover est devenu une compétence que tout salarié doit développer pour améliorer son savoir-être et sa contribution à la performance de l’entreprise.

Etre créatif c‘est une preuve d’agilité, d’engagement, d’initiative… Autant d’attitudes qui peuvent être naturelles pour certains mais très inhabituelles pour d’autres. Pour les premiers c’est un environnement souple et convivial qui leur permettra de libérer en confiance la créativité qu’ils ont naturellement en eux ; pour les autres, il faudra développer cette aptitude par des formations à l’écoute bienveillante, au lâcher prise… Et leur permettre d’appliquer leur rôle favori à l’étape du process d’innovation la mieux adaptée.

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2ème Session : Connaître son profil d’innovateur pour identifier ses préférences créatives et composer son programme de développement

Différents outils permettent de mettre en évidence les préférences de chacun. Le MBTI qui au travers des dichotomies « sensation-intuition » et « jugement-perception » permet d’identifier les profils d’innovateurs. Pour information Steve Jobs et Bill Gates seraient ENTJ !

La méthode Foursights© mise au point par Gérard Puccio de l’Ecole de Buffalo d’où vient le « brainstorming » permet  d’identifier  4 grands profils dont  l’idéateur qui caractérise les plus naturellement créatifs. Celui qui passe ce simple test en quelques minutes , s’il favorise plutôt l’étape d’analyse du problème, un « clarificateur », la phase de production d’idées un « idéateur » ; la recherche de « solution », un « développeur» ou le passage à « l’action » un « réalisateur ».

On peut également combiner  ces différentes préférences et l’idéal est  de parvenir à couvrir les 4 pour être un innovateur complet !

3ème session : Savoir diverger et converger pour résoudre ses problèmes grâce à la créativité

La méthode de la CPS (Creative Problem Solving)(*) qui permet de clarifier le problème, trouver des idées et appliquer des solutions pour agir, utilise lors de ces 4 étapes une phase de divergence ou la créativité a à chaque fois sa place et une phase de convergence pour décider des idées et solutions clés.

Cette alternance entre « je scanne les solutions » et « je focuse pour agir » permet de bénéficier des compétences d’analyse et de synthèse où chacun peut trouver sa place . Ainsi avec la créativité qui permet de trouver des solutions « tout problème devient une opportunité ».

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L’Inno.Bus ! ça roule pour l’innovation industrielle chez Total

Par 12 octobre 2017 Innovation

L’Inno.Bus, qui a été inauguré par Bernard Pinatel, le Directeur de la Branche Raffinage-Chimie le 9 octobre, est en train de  parcourir pendant les semaines à venir les 3000 Kms qui relient 11 sites français et belges. Chaque étape est l’occasion de partager avec les salariés des  raffineries et sites pétrochimiques  les innovations métiers du Groupe.

Pour la Mission Innovation de la branche Raffinage-Chimie de Total, qui porte ce projet pendant la grande fête de l’innovation du groupe les « Innodays », l’objectif est de renforcer sa dynamique d’innovation industrielle même si elle compte déjà plus de 17 challenges innovation en un an, et 30 000 connexions sur la plateforme participative dédiée aux  idées des salariés. Les Prix de l’Innovation qui viennent récompenser chaque année des projets permettant d’améliorer la performance des installations à partir de propositions émanant de  salariés de la Branche seront présentés dans le Bus.

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Des innovations pour l’Usine 4.0  à découvrir dans l’Inno.bus :

La vision prospective des métiers industriels de demain,  scénarisée dans le film « L’Usine 4.0 »  est concrétisée par des démos d’innovations concrètes telles que :

  • Les applis  de l’opérateur augmenté qui permet-tent d’améliorer les conditions de travail et la performance des opérateurs tels que l’assistant aux tournées d’inspection ou la surveillance des vannes
  • La « trouble shooting room » : une salle d’assistance à distance en temps réel pour résoudre les incidents, au lieu d’attendre la venue d’un expert et le résultat de son analyse des données a posteriori si incident sur une machine.
  • La vision en images de l’Usine 4.0 ou usine du Futur, imaginée par les métiers de Total
  • La visite de la raffinerie d’Anvers  en réalité virtuelle avec des lunettes 3D, pour participer à des jeux sur la culture de l’innovation et développant la créativité
  • Les logiciels d’Intelligence Artificielle pour faire parler les données du raffinage et de la pétrochimie et permettre aux métiers de délivrer des études/analyses plus rapidement.

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Un esprit  créatif et convivial: des Mantras Innovation et un Foodtruck

Le bus est entièrement recouvert de silhouettes en habit d’opérateurs pour rappeler le métier et de mantras d’innovation qui jouent les paradoxes de toute innovation industrielle aux initiales de la Branche Raffinage Chimie (R&C) : Réinventer& Construire, Regarder & Créer, Redéfinir &  Conquérir…

Des jeux et animations sur la culture innovation permettront aux opérateurs des sites de s’initier à a culture innovation tout en partageant  une pause gourmande au Foodtruck qui accompagne l’Inno.bus.

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La créativité, une clé pour chaque étape de transformation

Par 30 août 2017 Développement RH

« La créativité, c’est l’intelligence qui s’amuse » aimait à dire Einstein comme une boutade… On imagine bien qu’associer intelligence et amusement ne peut-être qu’un cocktail positif permettant de venir à bout des tâches les plus ardues. Or la transformation, qu’elle soit individuelle ou collective, en est précisément une et c’est un vrai casse-tête pour tout dirigeant. On connaît cette règle des 25% « early adopters », 25% réfractaires et 50% qui attendent que le train passe pour le prendre avec tout le monde. Donc, pour 75% des individus toute transformation, même minime, est assimilée à un changement risqué et est donc chargée négativement. Seuls  25%  aiment que les choses bougent en ayant un a priori positif sur ce qui change. Dans ces 3 cas, la transformation  est à aborder de manière différente, et il se trouve que la créativité est une clé efficace mais avec une finalité et usage différentiés!

Des « early Adopters » impatients : la créativité pour avancer

Ceux qui aiment le changement, on les identifie facilement dans une entreprise. Sans caricaturer, ils ont généralement des convictions autour du progrès et surtout du coté positif du progrès. Ces adeptes du « changement pour le changement » sont souvent dans des fonctions d’innovation ou lorsqu’ils se trouvent dans des fonctions régaliennes se portent volontaires pour porter un projet, acceptent de tenter des expériences, de prendre le risque d’un pilote… Vous les reconnaissez facilement en tant que manager et  ils se reconnaissent entre eux également, se fréquentent et aujourd’hui créent des communautés que le Digital leur permet via les réseaux sociaux internes.

Pour ces adeptes du changement, la créativité est une pratique de bonne santé mentale, participer à un brainstorming est un must,  imaginer des solutions nouvelles est une seconde nature. En revanche, comme ils sont en minorité, ils ont besoin de se sentir soutenus dans leur vision et leur capacité à trouver des solutions ;les inviter à une séminaire de réflexion , en amont, sur les axes du plan de transformation puis sur des solutions d’actions est un moyen de les fédérer.

Facilement capables de se projeter, les Innovation Games type « Speed Boat » ou « Pire Cauchemar » sont tout à fait indiqués avec eux. Utilisez leur imagination et leur motivation par la créativité et en les rendant  « ambassadeurs » de votre programme de transformation.

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Les indécis : la créativité pour les convaincre par la co-construction de solutions

Ceux qui  « attendent de voir comment ça va se passer », « les attentistes » ou « indécis »  sont généralement majoritaires. Avec cette population il faut d’abord qu’ils arrivent à être convaincus de la nécessité de changer : dans un premier temps les aider à accepter de considérer le problème, la finalité de la transformation mais également l’urgence, dans un deuxième temps les aider à trouver des solutions, et dans un troisième temps leur apporter des preuves des premières avancées pour qu’ils voient que « c’est possible ».

La créativité va pouvoir jouer un rôle dans ces 3 phases : pour la prise de conscience par des projections en prospective pour qu’ils se rendent compte des menaces et des opportunités, pour trouver des solutions en utilisant la méthode de la CPS (Creative Problem Solving)(*) qui permet de clarifier, trouver des idées et  appliquer des solutions pour agir, et enfin pour s’inspirer de ce qui marche ailleurs pour extrapoler pour leur propre domaine ou métier.

Des réfractaires : la créativité pour  limiter l’inertie et le buzz toxique

Ceux qui détestent sortir de leur zone de confort et vont plutôt soutenir la stabilité, les avantages acquis, la « non-prise de risque », seront difficiles à convaincre… Certains partiront (à la retraite ou quitteront l’entreprise) mais pour ceux qui restent malgré tout il  leur faudra du temps… Quand la transformation aura dépassé la phase de transition et commencera à apporter ses fruits en réorganisation et ressources nouvelles… Mais cela peut prendre du temps.

Il faut donc avancer sans eux dans un premier temps et prévoir de les embarquer pour limiter leur capacité d’inertie dans le système. La encore la créativité peut aider à aller plus vite en facilitant l’expression des peurs et en procédant à un nettoyage émotionnel qui permettra une prise de conscience en douceur et d’embarquer tout le monde, à son rythme dans le mouvement de transformation.

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Comment l’IA va révolutionner le monde de l’orientation… et du recrutement !

Par 11 juillet 2017 Mes Contributions

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L’énergie, un gisement pour l’innovation

Par 1 juillet 2017 Innovation

Dans le changement d’ère que nous sommes en train de vivre, si tous les secteurs sont concernés, celui de l’énergie est particulièrement engagé dans le changement comme le traduit le terme de « transition énergétique » qui le caractérise. Dès que la transition s’annonce, l’innovation s’impose…

L’innovation pour tous les acteurs de l’énergie… les nouveaux pionniers

Si pour les pionniers de l’or noir, la nouveauté consistait à découvrir de nouveaux gisements et l’innovation était d’ordre géographique et géologique, aujourd’hui les pionniers de l’énergie sont partout et cherchent à innover tous azimuths. La guerre de l’énergie se joue sur tous les fronts : nouvelles méthodes, nouvelles sources, nouveaux acteurs

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Les producteurs, ceux dont c’est le cœur de métier, continuent d’explorer comme ils l’ont toujours fait mais cherchent de nouvelles méthodes pour produire en limitant les émissions de carbone. Quatre géants du pétrole, Exxon, Shell, Total et BP viennent de se rallier au plan de réduction des émissions de carbone présenté il y a quelques mois par un groupe de Républicains Américains modérés. En publiant dans le Wall Street Journal  leur avis favorable pour une taxation des émissions de gaz à effet de serre, ils s’engagent implicitement à trouver des méthodes pour produire autrement ou à trouver de nouveaux types d’énergies.

L’innovation, pour l’excellence opérationnelle et la transformation des acteurs traditionnels

L’innovation va donc devoir entrer chez les géants établis de l’énergie, ou se développer encore plus fortement, comme une nécessité incontestable, intégrée à la notion d’excellence opérationnelle.

D’ailleurs depuis la crise de 2014/15 avec le prix du baril, l’esprit « problem solving » a dû s’imposer auprès de tous pour revoir leur productivité et fonctionner autrement qu’avec les moyens des riches années passées.

Tous ont lancé des programmes de changement… Pour n’en citer que quelques uns : Shell a intensifié son « Game Changer » vaste programme de transformation  par l’innovationBP a plutôt géré l’innovation dite incrémentale en se recentrant sur les explorations peu profondes à moindre risque et Total dont l’innovation fait partie de l’ADN s’est résolument lancé dans une transformation par l’innovation à tous les niveaux de l’entreprise traduite par la réorganisation de 2016.

De l’Or Noir à l’Or Vert… Une innovation à 360°

L’énergie est un domaine en profonde mutation qui subit les influences de toutes les vagues de transformation en même temps : environnementale bien sûr mais aussi, réglementaire, digitale avec l’arrivée des NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, Intelligence Artificielle, Sciences Cognitives) …

Elle se joue sur tous les fronts de l’entreprise, au marketing pour les produits services mais déjà en amont dans la production avec l’industrie 4.0. en préfigurant de l’usine de raffinage de demain

C’est un secteur qui nécessite l’application de toutes les formes d’innovation, l’innovation à 360° :

-l’innovation incrémentale  ou innovation qui vient améliorer des produits et services existants : idées pour améliorer la qualité, idées pour produire moins cher, idées pour produire en bas-carbone, idées pour produire en améliorant le bien-être au travail… Ce type d’innovation fait l’objet de challenges internes, de mobilisation opérationnelle et d’engagement dans la mise en œuvre des projets. Tous les énergéticiens ont leurs systèmes internes de ce type, Edf, Engie, Shell, Total… qui constituent la base de l’innovation

- l’innovation radicale ou innovation qui apporte un changement sans remettre en question le business modèle ; elle permet d’offrir un service en plus, sans compromettre l’équilibre existant ; par exemple utiliser un robot pour fore et libérer les ouvriers  de taches pénibles; diffuser des lampes à énergie solaire dans les stations services en Afrique, c’est un acte d’engagement dans l’accès à l’énergie pour tous  en dehors de son cœur de métier  tout en restant dans le champ des services d’une station-services. 

- l’innovation de rupture ou innovation disruptive, c’est l’innovation qui repose sur la création d’un usage ou d’une valeur différente du cœur métier et qui vient remettre en question le business modèle existant ; ce type d’innovation représente donc un risque pour les revenus habituels en proposant des sources d’énergies alternatives ce que représentent les  …or tous doivent s’y mettre pour aller vers le « graal » des énergies propres et renouvelables

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Très chère innovation, innovation… très chère

Les énergies renouvelables suscitent de l’intérêt… Mais il est vrai que leurs promesses sont alléchantes. Propres et abondantes, elles permettraient à la fois de desservir enfin le milliard d’individus toujours privés d’électricité, et de couvrir la demande croissante des économies émergentes, Chine en tête, mais sans aggraver le réchauffement climatique. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) et le Giec (l’assemblée scientifique chargée de l’étude du climat aux Nations unies) recommandent ainsi de faire bondir leur part dans la production mondiale de 13% du total aujourd’hui à 48% en 2035 (AIE) et à 77% en 2050 (Giec).

Pour y parvenir, il faudra investir massivement : quelque 6 000 milliards de dollars pour tenir l’objectif de l’AIE en passant à l’électricité propre et à une nouvelle génération de biocarburants. Et la part des deniers publics sera déterminante : les subventions annuelles au secteur, actuellement de 57 milliards de dollars, dépasseraient les 200 milliards dans vingt-cinq ans.

Les Etats s’inquiètent et s’interrogent sur leur rôle et les énergéticiens vont donc devoir puiser dans leurs « trésors de guerre » pour financer ces nouveaux business.

L’innovation sous toutes ses formes… concilier sécurité et créativité

Pour parvenir à ce grand mouvement de transformation disruptive, il est un autre domaine qui va nécessiter des investissements… Celui des hommes.

Le domaine de l’énergie, traditionnellement orienté sur la sécurité pour des raisons évidentes liées à l’activité, doit aujourd’hui gérer le paradoxe de la  sécurité et de la créativité, permettre de concilier respect strict des consignes et capacité d’imaginer de nouveaux modes de fonctionnement. Ce grand écart culturel n’est pas facile et va demander une part importante d’investissement dans l’humain.

L’une des autres voies de disruption est l’apport de start ups innovantes par le capital risque. Là encore il va falloir gérer « risque » et « sécurité » financière, concilier process des grandes organisations sans entraver l’agilité des start ups acquises.

Les programmes d’innovation  des énergéticiens vont devoir former  aux nouvelles méthodes, à l’agilité, recruter de nouvelles compétences sur les nouveaux métiers, savoir intégrer les nouvelles compétences pour intégrer l’esprit start up et son agilité, libérer l’esprit créatif et sa capacité d’imaginer « out of the box » pour inventer l’énergie de demain.

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Les startups : pour booster l’innovation et la culture agile !

Par 1 juillet 2017 Développement RH

Exemples de coopération avec les RH pour la transformation digitale

La Journée d’étude du « Cercle de l’Excellence RH » consacrée  à l’innovation par le Groupe DRHM a donné l’occasion de voir à quel point les startups peuvent aider, non seulement à faire du business, mais également à contribuer à l’évolution des modèles culturels bousculés par la révolution digitale…et comment le DRH peut prendre sa place dans l’introduction des startups dans l’entreprise.

Reçus par les équipes de Cap Gemini dans leur Innovation Lab, les témoignages d’entreprises et de startups ont été mis en situation avec des démonstrations d’usages d’intelligence artificielle, hologrammes, d’imprimantes en fab lab…

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Un sacré « coup de jeune » pour la Redoute

Augustin Chavanne (Head of Corporate Venture, LA REDOUTE) est venu expliquer comment le bon vieux catalogue, qui en son temps a été une innovation remarquable de la VPC française avec son service associé (livraison 24H chrono et crédit conso) est aujourd’hui  le partenaire recherché des startups.

Grâce à  la coopération réussie avec Ulule, le leader européen en matière de crowdfunding, la Redoute est devenu le champion de l’open innovation pour repérer et  développer les partenariats avec des startups sur leur lancement de nouveaux produits. Ce sont des partenariats win-win, sans engagement dans la durée mais les startups qui lancent leurs nouveaux produits sont heureuses de bénéficier de l’accès aux 8 millions de visiteurs uniques du grand VPCiste.

Dans le même temps la Redoute bénéficie non seulement du renouvellement de son offre pour une clientèle rajeunissante mais également d’une proximité culturelle avec les 1200 salariés qui doivent se lancer dans la transformation digitale.

Un programme d’échanges a été réalisé avec les RH qui permet à 40 Talents de vivre dans une startup dans une sorte de « Vis ma vie » et à l’ensemble des salariés de bénéficier d’échanges directs avec l’ensemble des startups lors d’événements  les rassemblant tous à Roubaix.

Un bilan d’ores et déjà positif en terme d’acculturation … à suivre coté business.

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Manager la relation avec son écosystème grâce à Startup Flow

Gaëtan Bolloré, fondateur et managing partner de Startup Flow, est venu expliquer comment la plateforme développée par sa startup peut faciliter la mise en relation et la gestion de l’entreprise avec tout son écosystème d’innovation :

  • créer le CRM des startups partenaires,
  • partager de la veille disponible en abondance dans les startups qui créent elles-mêmes la nouveauté,
  • établir des KPIS et un test tracking framework permettant d’identifier les relations fructueuses à développer y compris dans les interactions avec les salariés, ce qui permet de révéler  des compétences cachées et d’identifier de futurs porteurs de projets.

Cette plateforme SAAS a été déjà mise en place pour des établissements bancaires, preuve de son niveau de sécurisation.

Totalement configurable selon les besoins de l’entreprise, les DRH peuvent donc prendre part à sa mise en place et acculturer les équipes RH à ces nouveaux modes de détection des talents.

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NBIC et santé 4.0 : Innover pour l’homme « augmenté »

Par 1 juillet 2017 Digital

Tous les secteurs sont aujourd’hui impactés par la transformation digitale, et le domaine de la santé et du social est particulièrement touché. C’est l’objet de conférences sur l’innovation pour lesquelles je suis sollicitée.

« L’homme augmenté » au sens de l’homme qui verra les limites de la vie repoussées, la maladie  vaincue et donc la fin de la mort est au cœur des réflexions prospectives du domaine de la santé.

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L’arrivée effective et massive des NBIC accélère le changement 

Les premières études d’impact des Nanotechnologies contre la tumeur du cancer viennent d’ être présentées au Congrès d’Oncologie de Boston (ASCO) grâce à Nanobiotix, une startup française qui plus est ! Les Biotechnologies sont aujourd’hui entrées dans la phase de guerre industrielle si l’on considère les 600ME  investis par an annoncés par  Sanofi. L’Intelligence Artificielle avec ses robots ultra-perfectionnés est en train de révolutionner la chirurgie et les Sciences Cognitives n’en sont qu’à leur début, mais déjà prometteurs, avec les recherches sur l’empathie artificielle.

L’arrivée de nouveaux acteurs dans le domaine de la santé 

Pour la première fois un acteur extérieur à la recherche académique va lancer une étude sur la santé de 10 000 personnes .Qui ? Google …et tout le GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) est sur  « La mort de la mort » , pour le business et au nom également d’une vision du monde illustrée par le courant du « transhumanisme » .

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Le patient 4.0… un patient impatient

Dans le même temps on assiste à une révolution du service dans tous les secteurs de la vie et la santé fait encore partie des domaines qui va devoir accélérer. Les jeunes générations, adeptes de l’internet, commencent à s’engouffrer dans les quelques services  qui préfigurent l’uberisation médicale : prendre ses Rdv, consulter ses résultats d’analyse… et leur rêve acheter des médicaments (qui n’est pas un achat plaisir quand on a 40 de fièvre !) sur internet. Jusqu’où les réglementations pourront elles tenir face aux demandes d’usages ?

Du mythe du « docteur » à celui du  « Docteur 4.0 »

Aujourd’hui la moyenne d’âge du personnel médical est de 54 ans en France…on peut en effet se poser la question du « numerus clausus » pour assurer le renouveau et d’un « Ordre des Médecins »  qui date du régime de Vichy ! Pour faire face à l’inévitable transformation du domaine de la santé, les métiers médicaux vont devoir évoluer….pourront-ils échapper à la prédiction des 40% de métiers qui vont disparaître ? Les jeunes générations de médecins semblent bien dans cette mouvance en considérant à 71% l’ « uberisation de la médecine » comme un progrès et prêts à relever le défi du renouveau  de la santé par l’innovation.

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En Inde le biométrique (oculaire), innovation technologique pour le progrès social : création de la première carte d’identité du pays

Par 3 mai 2017 Digital

Autant en Occident le Digital est souvent perçu comme une menace, autant dans les pays en développement les avancées technologiques constituent des opportunités immédiates. Il en est ainsi du biométrique, iris et empreinte digitale en Inde.

Initiée en 2010 l’Aadhaar (« fondation » en hindi) est désormais la plus grande base de données d’empreintes et d’iris au monde. Carte d’identité de 1,13  milliard de  personnes enregistrées sur 1, 25 d’indiens elle est aujourd’hui adoptée par soit 99% de la population indienne et elle sert aussi  sert aussi de moyen de paiement.

Depuis mars 32 banques indiennes fournissent ce mode de paiement novateur de paiement par empreinte digitale. Appelé Aadhaar Pay, il utilise les informations biométriques à savoir les dix empreintes digitales et celles de l’iris recueillies par le gouvernement depuis septembre 2010 pour créer la première carte d’identité du pays.

L’objectif immédiat était double : identifier la population (10% des indiens n’avaient aucun papier et donc pas d’accès aux droits) et se servir de ces données biométriques pour sécuriser l’attribution de nombreuses subventions alimentaires ou énergétiques en évitant le détournement.

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A partir de 2014 les usages de l’Aadhaar se sont étendues au point de devenir le  « passe-partout » de la vie quotidienne des Indiens : ouverture ligne téléphonique, impôts, création de compte bancaire…

Ce dernier usage va permettre également la régulation du mode traditionnel de paiement en liquide correspondant à 90% de transactions aujourd’hui en Inde .

Narendra Modi le Premier ministre a en effet lancé un énorme programme « d’inclusion financière » qui s’est soldé par la création de 123 millions de comptes bancaires en 2 ans ! Aujourd’hui quasiment tous les ménages en possèdent au moins un…

Même si tous les aspects de sécurité reste encore à finaliser, pour le moment le bilan de l’introduction de cette technologie du biométrique de manière massive est plus que positif puisqu’il a rendu possible une étape de progrès disruptif dans la société indienne.

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