Retour sur Vivatech

Retour sur Vivatech : beaucoup d’IA et de robots sur place, mais le sujet qui ressort est avant tout humain.

Membre d’Impact AI je me suis arrêtée sur le stand Bouygues où Christophe Lienard et Albane Liger-Belair ont présenté les résultats 2026 de l’Observatoire de l’IA responsable (Impact IA +KPMG plus de 1000 répondants) : 60% des salariés disent utiliser l’IA, mais, dans le cadre du  47% seulement soit moins d’un salarié sur 2.
Et l’écart se creuse entre grandes et petites entreprises.

Pendant le panel (Thierry Taboy (Orange),Julie Caredda (KPMG), François Almazor (Bouygues), Cédric DENIS-REMIS (ESCP)), un point m’a marquée : les salariés ne sont pas contre l’IA, ils sont intimidés, et ils n’osent pas toujours le dire. La première peur des salariés face à l’IA n’est pas de perdre leur emploi, c’est de perdre le sens de leur travail.

Chez KPMG, 99% d’adoption de Copilot.
La question devient alors : qu’est-ce qu’on fait du temps dégagé ?

On nous vend de la vitesse. On a surtout besoin de gouvernance, d’éducation aux usages (énergie consommée par les requêtes comprise), et de managers capables de travailler avec des agents.

L’IA ne change pas seulement nos outils, elle touche aussi notre rapport à la connaissance et à la cognition. La responsabilité cognitive des entreprises est encore un sujet qu’on évite, alors que la transformation, elle, est déjà systémique.

C’est aussi une bonne nouvelle pour les seniors de l’entreprise : leur esprit critique devient un atout face à une génération biberonnée à l’IA mais parfois moins armée pour la questionner.

Je fais partie d’Impact AI et cet « Observatoire de l’IA responsable » me conforte dans ma mission de coach innovation d’accompagner les entreprises sur l’acculturation à une IA responsable et le développement d’une IA éthique.

Parce que la technologie avance vite…mais c’est aux humains de décider où elle nous mène.