Best Innovator 2008 : comment la R&D doit prendre le virage de l’innovation

Le 28 novembre 2008 ont été remis les Prix  Best Innovator ,le prix annuel des entreprises les plus innovantes organisé par Les Echos et ATKearney.

La remise des Prix a été précédée d’une table-ronde animée par Franck Niedercorn ,chef de service Innovation  aux Echos,et une introduction de Jean-Pascal Colombani qui en tant que ,entre autres,membre de l’Académie desTechnologies était le Président du Jury.

Cette table ronde qui réunissait les lauréats,Saint-Gobain,Legrand,Poweo et Streamezzo, a été axée sur la nature et le degré d’innovation de ces entreprises ,avec en fil conducteur,comment la R&D est poussée vers l’innovation ,pour s’adapter à une économie de marché de plus en plus orientée sur la demande.

Comment la R&D traditionnellement axée sur la technologie et donc dans une logique « technopush « évolue vers une l’innovation,vers du « customer pull »prenant en compte l’expérience client …

Chacun a sa manière d’y parvenir …Saint-Gobain  avec ses 2700 chercheurs et donc  une R&D de taille importante et à l’historique fort ,produit plutôt des innovations incrémentales en lien direct avec le coeur de son métier ,nous a expliqué Jacques Aschenbroich ,le DGA .

Pour Poweo doté d’une R&D volontairement restreinte ,Charles Beidbeger son président nous a décrit  préférer développer les partenariats et l’open innovation sur toutes les nouvelles pistes  en matiére de production d’énergie.

Pour Streamezzo ,start up issue d’un essaimage de France Télécom,l’innovation est inhérente à sa raison d’étre : pour devenir et rester une plateforme pour les éditeurs de services mobiles ,l’innovation est un challenge quotidien et sous toutes ses formes.

Pierre Emmanuel Struyven le CEO a démontré que sa  spin off devait se confronter aux clients du marché opérateurs comme SFR ou constructeurs comme Samsung et créer une synthése pour  ces 2 types d’acteurs aux activités convergentes mais différentes.

Pour Legrand ,Gilles Snepp son PDG ,a rappelé comment son entreprise s’est développée sur des ruptures successives.Ce qui est un cas assez peu fréquent de séries d’innovations disruptives!.De son métier d’origine la porcelaine ,Legrand est passé des assiettes ,aux isolants électriques .

L’entreprise a saisi l’opportunité de l’électification de la France à l’aprés-guerre pour opérer un virage d’activité complet .Puis le plastique a remplacé la porcelaine ;c’est la2eme rupture. Aujourd’hui les interrupteurs sont devenus plus qu’une commodité,un accessoire de décoration ;Legrand opére donc la synthése produit marché par le design…. »les marketeurs manquent parfois de créativité,c’est par le design qu’a été abordée la valeur ajoutée de l’innovation« .

Le style,l’exigence actuelle des clients c’est ce qui pousse Legrang vers sa 3ème évolution…

La conclusion ?c’est qu’à chaque entreprise son innovation ,et qu’à chaque type de stratégie sa strtaégie d’innovation.Cela peut sembler simpliste mais si l’on considére les grandes tendances actuelles , elles ne correspondent pas à toutes les entreprises de la même maniére,ce qui semble bien souvent oublié..L’enjeu est donc bien d’éviter d’appliquer des recettes toutes faites et plutot de composer un modéle propre à la culture et aux enjeux de chacune.

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