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Mardi 15 juin 2010

Innovation : « sortir des 30 Glorieuses »

« Depuis quelques années déjà et plus encore depuis l’entrée dans la crise,  une certaine façon de pratiquer l’innovation est remise en cause ». C’est ainsi que Michel Zarka, président de Oliver Wyman France, introduit la conférence sur « The Innovative Engine ».  Face à un monde incertain et complexe il faut rendre l’entreprise agile, c’est –à-dire  savoir gérer les surprises, penser dans un monde ouvert, intégrer la diversité et la complexité et  faire vivre en simultané les horizons et les acteurs. L’innovation étant avant tout un état d’esprit,  le fondement de l’entreprise innovante  c’est  son modèle de management. « Penser sortir des « Trente Glorieuses », c’est  penser l’innovation en terme de système de management » et  pour illustrer cette possible transformation, 3 précurseurs sont venus illustrer leur retour d’expérience. 


Pour Charal, Jean Chavel  est venu expliquer  comment cette machine à innover peut s’appliquer au domaine de la viande. Comment Charal est devenu leader du bœuf en France (1Md d’euros CA, 230 000 tonnes de viande/an),  par une « innovation de rupture » :  par le pack qui cache la viande …association de technologie, un pack qui permet de conserver 23 jours  un steak découpé, et de marketing, l’illustration permet de renvoyer l’image d’un steak frais et savoureux. Cette innovation a été soutenue par l’ensemble des 3000salariés et les 500 bouchers ont rendus possible ce challenge par un programme d’hygiène et de qualité témoignant ainsi de la nécessaire implication de l’ensemble de la chaine des acteurs. 


Pour SEB,  Pierre Mouterde, s’est employé à montrer comment SEB, qui a  l’innovation  dans son ADN, a su la faire évoluer tout en restant fidèle à ses fondamentaux. En effet depuis l’origine  les fondateurs des différentes marques du groupe sont des inventeurs, ingénieurs doués pour le marketing : SEB avec la « cocotte minute »,Rowenta le 1er « fer à vapeur », Tefal avec ses fameux revêtements …autant d’innovations qui  ont révolutionné le quotidien de la ménagère en créant de nouvelles catégories de produits et d’usages ! Et pourquoi changer quand l’entreprise va bien et surmonte malgré tout la crise ? « parce que les clients changent et qu’il faut continuer à renouveler l’offre nécessaire aux 250 nouveaux produits lancés chaque année soit 1/3 du portefeuille à renouveler ». En 2009 a donc été lancé un projet visant d’une part à accroitre et rendre régulier le flux d’innovations de rupture, à moyens constants, et d’autre part à accroitre la vitesse de développement des offres et leur différenciation entre  les segments  haut-de-gamme et les pays émergents. Pour ce faire ont été appliqués 3 grands principes : formaliser et renforcer l’intimité des équipes marketing/design avec les équipes techniques, tout au long du processus d’innovation, amplifier l’exploration et développer la différenciation par segments. Parmi les initiatives qui illustrent concrètement ce programme, Pierre Mouterde cite la création de « plateaux », physiques, où équipes marketing et techniques travaillent ensemble … tout un arsenal de moyens de mise en relation sont créés : des Journées de l’innovation qui ont réuni pendant 3 jours l’ensemble des équipes marketing et techniques pour bien illustrer que chez SEB, l’entreprise agile est une réalité en reconnaissant que « l’innovation est dans la conversation ». 


Pour Vodafone, Michel Combes, présente le challenge que représente le passage à l’internet sur mobile  pour le leader mondial de la téléphonie mobile. Bien que l’innovation soit dans le DNA de Vodafone, et que ce soit reconnu par tous les classements mondiaux tels le dernier Business Week qui le place en tête des opérateurs pour son innovation, un programme de transformation est en cours pour permettre de redéployer un système de management incitant à innover encore plus et surtout autrement.  Ce système se décline autour de 3 catégories :  l’innovation incrémentale pour continuer à nourrir le flux d’un nouveau service par jour pour le milliard de clients Vodafone dans le monde, l’innovation de rupture pour étendre le portefeuille de produits et services et l’innovation long terme pour les nouvelles technologies souvent en lien avec des starts up dans lesquelles des investissements créent des liens commerciaux. Le venture capital est une démarche importante pour un opérateur ;il doit repérer les pousses dans le monde pour s’assurer un avantage concurrentiel. L’accent est mis depuis 18 mois sur la culture et les talents  pour accompagner la gouvernance de l’innovation qui a été redéfinie,  assurer l’équilibre entre les 3 catégories et créer un esprit multiculturel dans une entreprise drivée par des ingénieurs. Afin d’alimenter au quotidien ce nouveau système  un intranet puissant a été développé qui permet aux milliers de salariés du monde entier d’être connectés entre eux.  Une belle illustration de la mise en place d’une « innovative engine » car « l’innovation n’est plus un  «  nice to  have » mais bien une nécessité pour assurer la survie d’un opérateur ».

Mardi 17 février 2009

La sagesse du poil

Biologiste de renommée internationale ,Bruno Bernard travaille pour L'Oréal Recherche.

En une heure au théâtre Mouffetard il a passionné ses spectateurs avec le"bulbe du cheveu",racontant le rythme de vie et de reproduction du bulbe ,son organisation "politique et sociale" ,son rôle de communicant entre notre corps et le monde extérieur et sa capacité à protéger notre peau.

Mais le moment culminant de cette conférence-spectacle a été l'annonce d'une découverte :dans le follicule pileux existe une niche spécifique où se trouvent des cellules-souches de différents types capables de régénérer la plupart des tissus du corps humain!

Un DVD existe...

le film tiré du spectacle est une passionnante introduction à la biologie et la rencontre avec un chercheur enthousiaste.

Pour le commander

La sagesse du chimiste

Le chimiste est-il fou de "transformer la matiére"?La chimie fait-elle peur?en avons -nous trop?ce sont les questions que pose Hervé This dans son prochain ouvrage "La sagesse du chimiste".

Au contraire nous n'aurons un environnement plus sain que si les chimistes produisent des connaissances nouvelles,qui seront ensuite utilisées par l'industrie pour mettre au point des pesticides plus spécifiques,des carburants plus propres,des matériaux plus durables...

Reconnaissons que l'être humain ne cesse de lutter contre la nature,par les connaissances qu'il dégage,notamment en chimie .L'artificiel?et si c'était le prpre de l'homme opposé à la nature contre laquelle nous sommes sans cesse obligés de lutter...

 

Un livre croisade ,en faveur de la connaissance  de Hervé This à paraitre dans la collection "Sagesse d'Un métier" (Oeil Neuf Editions)

Hervé This est physico-chimiste à l'Inra ,responsable de l'équipe INRA de gastronomie moléculaire dans le Laboratoire de chimie d'AgroParisTechet ;il est également directeur scientifique de la Fondation Sience et Culture Alamientaire de l'Académie des Sciences.

Dimanche 23 novembre 2008

Best Innovator 2008 : comment la R&D doit prendre le virage de l'innovation

Le 28 novembre 2008 ont été remis les Prix  Best Innovator ,le prix annuel des entreprises les plus innovantes organisé par Les Echos et ATKearney.La remise des Prix a été précédée d'une table-ronde animée par Franck Niedercorn ,chef de service Innovation  aux Echos,et une introduction de Jean-Pascal Colombani qui en tant que ,entre autres,membre de l'Académie desTechnologies était le Président du Jury.

Cette table ronde qui réunissait les lauréats,Saint-Gobain,Legrand,Poweo et Streamezzo, a été axée sur la nature et le degré d'innovation de ces entreprises ,avec en fil conducteur,comment la R&D est poussée vers l'innovation ,pour s'adapter à une économie de marché de plus en plus orientée sur la demande.Comment la R&D traditionnellement axée sur la technologie et donc dans une logique "technopush "évolue vers une l'innovation,vers du "customer pull"prenant en compte l'expérience client ...

Chacun a sa manière d'y parvenir ...Saint-Gobain  avec ses 2700 chercheurs et donc  une R&D de taille importante et à l'historique fort ,produit plutôt des innovations incrémentales en lien direct avec le coeur de son métier ,nous a expliqué Jacques Aschenbroich ,le DGA .

Pour Poweo doté d'une R&D volontairement restreinte ,Charles Beidbeger son président nous a décrit  préférer développer les partenariats et l'open innovation sur toutes les nouvelles pistes  en matiére de production d'énergie.

Pour Streamezzo ,start up issue d'un essaimage de France Télécom,l'innovation est inhérente à sa raison d'étre : pour devenir et rester une plateforme pour les éditeurs de services mobiles ,l'innovation est un challenge quotidien et sous toutes ses formes.Pierre Emmanuel Struyven le CEO a démontré que sa  spin off devait se confronter aux clients du marché opérateurs comme SFR ou constructeurs comme Samsung et créer une synthése pour  ces 2 types d'acteurs aux activités convergentes mais différentes.

Pour Legrand ,Gilles Snepp son PDG ,a rappelé comment son entreprise s'est développée sur des ruptures successives.Ce qui est un cas assez peu fréquent de séries d'innovations disruptives!.De son métier d'origine la porcelaine ,Legrand est passé des assiettes ,aux isolants électriques .L'entreprise a saisi l'opportunité de l'électification de la France à l'aprés-guerre pour opérer un virage d'activité complet .Puis le plastique a remplacé la porcelaine ;c'est la2eme rupture. Aujourd'hui les interrupteurs sont devenus plus qu'une commodité,un accessoire de décoration ;Legrand opére donc la synthése produit marché par le design...."les marketeurs manquent parfois de créativité,c'est par le design qu'a été abordée la valeur ajoutée de l'innovation". Le style,l'exigence actuelle des clients c'est ce qui pousse Legrang vers sa 3ème évolution...

La conclusion ?c'est qu'à chaque entreprise son innovation ,et qu'à chaque type de stratégie sa strtaégie d'innovation.Cela peut sembler simpliste mais si l'on considére les grandes tendances actuelles , elles ne correspondent pas à toutes les entreprises de la même maniére,ce qui semble bien souvent oublié..L'enjeu est donc bien d'éviter d'appliquer des recettes toutes faites et plutot de composer un modéle propre à la culture et aux enjeux de chacune.

 

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