Tag - développement durable

Fil des billets - Fil des commentaires

Dimanche 13 décembre 2009

Innovation écologique : les entreprises collaborent

A l'heure où le Sommet de Copenhague (http://www.wbcsd.org/includes/getTarget.asp?type=p&id=MTcwMw&doOpen=1&ClickMenu=LeftMenu ) s'achève  ,entre espoirs déçus et  convictions ravivées,l'innovation appliquée à l'écologie s'ouvre comme une piste prometteuse d'avenir.

"Nous voulons tous sauver la planète,et les problémes sont à une échelle plus vaste que celle d'une entreprise ,d'un secteur ou d'un pays" affirme le dr Sarah Slaughter,coordinatrice de la Sloan Sustainability Initiative au MIT.Dans cet esprit plusieurs grandes entreprises se sont inspirées du mouvement des logiciels libres et expérimentent des forums consacrés au partage des innovations respectueuses de l'environnement.La premiére de ces tentatives ,la plateforme de brevets éco-responsables "Eco-Patents Commons" ,a été fondée en janvier 2008 par IBM,Nokia,Pitney Bowes et Sony en collaboration avec le World Business Council for Sustainable Development ,organisation de promotion du développement Durable(http://www.wbcsd.org/)

Le concept est simple :les sociétés apportent leurs brevets écologiques à la plateforme et n'importe qui peut les utiliser gratuitement.

"De nombreuses technologies environnementales brevetées ne sont pas stratégiques ,donc le partage maximise les avantages sociétaux ,sans pour autant sacrifier l'avantage concurrentiel ",explique Wayne Balta VP en charge de l'environnement et de la sécurité des produits au sein d'IBM.Par exemple la société a versé au projet un insert d'emballage en carton recyclable,dont la création et le transport requiérent moins d'hydrocarbures que les équivalents en mousse habituellement utilisés..D'autres exemples:Du pont a mis dans le pot commun une méthode pour mieux détecter la pollution dans le sol,l'air ou l'eau à l'aide d'un micro-organisme qui produit de la lumiére lorsqu'il est exposé à un polluant;Xerox a mis au point des procédés d'extraction des déchets toxiques des eaux souterraines contaminées et IBM une technique de nettoyage des plaquettes semi-conductrices qui utilise l'ozone et élimine les contaminants chimiques résultant d'autres processus.

En rassemblant ces brevets en un endroit facilement accessible -le site web du World Business Council-les participants espérent encourager leur adoption à grande échelle ,en particulier dans les pays en voie de développement.Depuis son lancement la plateforme est passée de 31 brevets à 100 et compte désormais 11 entreprises participantes.Bien qu'il n'existe pas de mécanisme formel pour suivre les utilisateurs à la trace ceux-ci contactent parfois les entreprises participantes.Ainsi selon M Balta,Yale aurait appliqué une méthode d'IBM permettant de réduire l'usage de solvants dangereux dans ses recherches sur les calculateurs quantiques.Un début prometteur!la suite avec Creative Commons mon prochain billet! 

Mardi 17 février 2009

La sagesse du chimiste

Le chimiste est-il fou de "transformer la matiére"?La chimie fait-elle peur?en avons -nous trop?ce sont les questions que pose Hervé This dans son prochain ouvrage "La sagesse du chimiste".

Au contraire nous n'aurons un environnement plus sain que si les chimistes produisent des connaissances nouvelles,qui seront ensuite utilisées par l'industrie pour mettre au point des pesticides plus spécifiques,des carburants plus propres,des matériaux plus durables...

Reconnaissons que l'être humain ne cesse de lutter contre la nature,par les connaissances qu'il dégage,notamment en chimie .L'artificiel?et si c'était le prpre de l'homme opposé à la nature contre laquelle nous sommes sans cesse obligés de lutter...

 

Un livre croisade ,en faveur de la connaissance  de Hervé This à paraitre dans la collection "Sagesse d'Un métier" (Oeil Neuf Editions)

Hervé This est physico-chimiste à l'Inra ,responsable de l'équipe INRA de gastronomie moléculaire dans le Laboratoire de chimie d'AgroParisTechet ;il est également directeur scientifique de la Fondation Sience et Culture Alamientaire de l'Académie des Sciences.

Samedi 03 mai 2008

Performance Durable :course ou marathon ?

 

A l’évidence le temps raccourcit et se concentre sur le quotidien avec la pression du marché et des actionnaires. L’apparition des nouvelles technologies qui ramènent la vie à l’instant, au traitement immédiat (« tu n’as pas reçu mon mail ? je l’ai envoyé il y a deux minutes ? ») ne fait qu’amplifier ce phénomène de l’immédiateté .La dynamique quotidienne est de plus en plus concentrée (« combien de mail par jour ? »), de plus en plus rapide ( « quel délai entre chaque mail ? ») et de plus en plus multicanal (téléphone fixe, portable , mail, sms…et  encore un peu de courrier ?).

 Dans le même temps l’avenir de la planète s’ouvre à nous, il y exigence de vivre aujourd’hui tout en pensant à demain. Nous sommes devant l’impératif de traiter plus et plus vite au quotidien tout en gardant la ligne d’horizon à hauteur des yeux.

Le développement durable nous rappelle à des valeurs, dont celle de la pérennité comme valeur essentielle. De quoi équilibrer nos actes ,nos comportements et nos engagements .

 

Mercredi 19 mars 2008

Open Innovation : ma vision de l'innovation

Ma vision de l’innovation – contribution à l’ouvrage « L’imagination collective de Brice Auckenthaler et Pierre d’Huy

L’innovation doit être « ouverte »,on parle donc  «d' open innovation ». L’importance des revenus de demain d’une entreprise est déterminée par sa capacité actuelle à investir dans la recherche de nouveaux produits adaptés aux besoins futurs des consommateurs. Peu importe le pays, l’entreprise qui néglige l’innovation en son sein, ou qui a du mal à intégrer des innovations venues d’un autre univers, ne pourra pas éviter la remise en question.

Ainsi, certaines entreprises sont passées à côté d’innovations en rupture qui ont révolutionné tout un secteur. C’est le cas par exemple de Polaroïd qui a manqué le passage à l’ère numérique et s’est retrouvé au bord de la faillite. L’émergence de nouveaux acteurs sur un marché bouscule la durée de vie des innovations. Le cycle de vie des produits se raccourcit d’une part et de nouveaux entrants/partenaires sur le marché bousculent le type d’innovations. De plus en plus, celles–ci sont en rupture, éloignées de notre cœur business.
D’une certaine façon, on peut dire que le terrain de jeu de l’innovation et ses règles ont évolué : nous sommes entrés dans l’ère de la globalisation de l’innovation.

Hier, l’innovation se partageait entre les grands laboratoires et les services R&D plus ou moins puissants des groupes industriels. Aujourd’hui l’innovation est partout, au sein bien sûr et encore de la R&D mais également dans la tête des collaborateurs, chez des partenaires externes, chez nos concurrents mais aussi sur Internet… sur les blogs.

Pour aller au-delà selon les principes de responsabilité d’entreprise et afin d’ancrer l’innovation d’une dynamique de développement durable, l’innovation ouverte s’adresse également aux parties prenantes de l’entreprise. L’impératif est la communication en réseau et la force de l’entreprise sera de trouver un moyen de raccourcir au maximum le circuit de l’innovation entre la recherche première et le produit final pour le consommateur. En un mot, l’objectif est de fluidifier la chaîne de l’innovation.

L’innovation ne vaut que par les solutions qu’elle produit et l’audience qu’elle rencontre et séduit. Un mot, ma définition de l’innovation, c’est une idée qui rencontre le marché. Le point important est de pouvoir sortir le bon produit au bon moment. L’efficience d’une organisation en matière d’innovation dépend donc de sa faculté à rapprocher les fonctions du marketing et les fonctions du développement pour synchroniser les idées et les attentes du marché.

 L’innovation dans les entreprises, selon moi, doit être appréhendée comme une culture, une des valeurs fondamentales de chaque groupe. Chaque salarié doit se sentir investi « d’un devoir d’innovation ». Mais au-delà de l’individu, l’entreprise doit adapter son organisation pour relever les nouveaux défis de l’innovation.